L’Europe : progrès social et écologique, ou citadelle financière ?

A quelques semaines des élections européennes, cela vaut la peine de se (re)demander quelle Europe nous voulons.

Celle qui laisse espérer un rapprochement entre des pays démocratiques, unissant leurs forces vers le progrès, social et écologique ?

Ou celle qui s’enferme dans les règles absurdes et dangereuses du capitalisme financier ?

Il y a près de vingt ans, en 2005, on nous a glissé la deuxième variante entre les pages d’un Traité Constitutionnel qui prétendait développer la première. En France, ce texte a été rejeté par référendum – mais adopté quand même par des acrobaties politiques deux ans plus tard.

Où en est-on à présent ? Ecœurés par l’Europe de la finance ? Inquiets devant la montée des forces politiques nationalistes et de l’extrême-droite dans bien des pays ? Désireux de voir s’accomplir les promesses de progrès ? Ou tout cela à la fois ?

A Gauche Autrement au Pré St-Gervais vous invite à une réunion publique le 23 Avril à 20h15, à la Maison des associations; Salle 1, 1er étage.

avec l’intervention de Nils Enderlin, membre de la Fondation Copernic et coauteur de l’ouvrage « Leur Europe et la nôtre ».

Encore un jardin de moins

En ce temps-là, disons le début des années 2020, à Capbreton (Landes), on ombrageait d’arbres et de buissons la place de la Gare, et l’on y rendait le parking perméable grâce à une couche d’aiguilles de pin.

À Angoulême (Charente), on programmait la création de vingt poumons verts, en renaturant des espaces publics.

Dans le quartier Gerland à Lyon (Rhône), le secteur dit « Pavillons-Fontenay » était transformé par la création de sept jardins de pluie et deux placettes inondables, la plantation de 7500 plantes vivaces et d’un millier d’arbustes.

À Annecy (Haute-Savoie), le bitume qui recouvrait le parvis du lycée Baudelaire était remplacé par un terrain végétalisé, avec un système de noues pour récupérer les eaux de pluie, 1500 plants d’arbres et de fleurs, le tout avec la participation active de trois classes du lycée et de trente élèves « éco-délégués ».

Partout, donc, le réchauffement climatique, en cours et à venir, guidait les démarches d’aménagements, à la fois pour le combattre (même un petit peu) et en limiter les dégâts (autant que possible).

Partout ? Non. Dans l’Est parisien, une petite ville, pourtant baptisée « Le Pré », ramait à contre-courant, et substituait à un de ses rares jardins, devant l’école Anatole France, une esplanade presque entièrement pavée, d’où émergeaient de modestes îlots de terre avec quelques arbres courageux.

C’était propre ? Sans doute. Chic ? Faut voir. Écolo ? Que dalle (ou plutôt : « que dalles »).

Quant aux enfants qui cherchaient où aller jouer : eh bien, allez voir dans les villes voisines !

Mission Accomplie

Ce soir de novembre, Monsieur le sénateur de la majorité sénatoriale (ou Madame, mais 2/3 des sénateurs sont des hommes…), a regagné son appartement, pas mécontent de sa journée. Il venait de voter, résolument, pour la suppression de l’aide médicale de l’Etat (AME), dont bénéficient les étrangers en situation irrégulière. Vote victorieux : 200 pour la suppression, 136 contre. En présence, silencieuse mais clairement approbatrice, du ministre de l’Intérieur.

Ce sénateur n’a donc pas fléchi quand on lui a rappelé que le principe d’une aide médicale gratuite remonte, en France, à une loi de…1893. Il a fait peu de cas des évaluations qui montrent le très faible coût de ce dispositif : 1/200ème de la consommation médicale nationale. Il est resté sourd quand la Fédération nationale des centres de santé a rappelé que « l’AME ne doit pas être un instrument de politique migratoire, au risque de rendre plus difficile le contrôle d’épidémies ». Ou quand la Société française de médecine d’urgence a expliqué que cette suppression entraînerait une nouvelle surcharge des hôpitaux, un afflux de patients mal soignés dont l’état allait s’aggraver.

Monsieur le sénateur est resté droit dans son costume, arc-bouté sur un message majeur : l’AME constituerait un « appel d’air ». Au point sans doute de pousser des milliers d’Africains (c’est à eux qu’il fait référence, on imagine) à s’exiler de leur pays, traverser des zones dangereuses, se ruiner en payant les passeurs, braver les attaques et les naufrages ? Sérieux ? Et comment expliquer, alors, que la moitié de celles et ceux qui pourraient être concernés par cette aide n’ait même pas fait les démarches nécessaires pour cela ?

Au moment où nous publions ce post, il semble que l’Assemblée Nationale compte rétablir l’AME, que le texte initial de la loi immigration, bien rétrograde par ailleurs, avait épargnée. On verra. Le vote du Sénat sera en tout cas intervenu pour renforcer les thèses de droite extrême ou d’extrême droite – quelle différence ? – sur une France victime des envahisseurs étrangers sur son sol. C’était le but visé. Bonne nuit, Monsieur le sénateur.

Première réunion publique du FORUM CITOYEN DE L’eau


Une réunion publique du Forum citoyen de l’eau, qui rassemble des associations et citoyen.nes d’Est Ensemble intéressés par la question de l’eau, se tiendra le mardi 14 novembre à 19h à la Mairie des Lilas.

Cette réunion est l’une des 3 qui se tiendront à Est Ensemble sur la question de la tarification de l’eau, dans le cadre de la régie publique qui vient d’être mise en place. Jean-Claude Oliva, le Président de la régie, y présentera les nouveaux tarifs envisagés.

Après de longues années de débats et de luttes, Est Ensemble a quitté le
Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF), étroitement lié à la
la puissante multinationale Veolia. La gestion de l’eau est désormais confiée à une régie publique, nouvellement créée, opérationnelle en 2024.

Un des premiers chantiers de la régie est de proposer de nouveaux tarifs
plus justes, plus solidaires et plus écologiques. Ils seraient adoptés par Est Ensemble fin novembre et s’appliqueraient à nos factures d’eau à partir du 1er janvier 2024.

Rendez-vous le mardi 14 novembre à 19h00 à la Mairie des Lilas.

Invitation – Réunion pUblique sur l’urbanisme au pré saint-gervais

Comment s’informer sur la question cruciale de l’urbanisme dans sa ville ? Comment faire participer les citoyens aux décisions liées à l’urbanisme et à leur cadre de vie ?

Quelques une des questions qui seront abordées au cours d’une réunion publique organisée par À Gauche Autrement qui aura lieu jeudi 20 avril à partir de 20h30 à la maison des associations au Pré Saint-Gervais.

Pour éclairer le débat et ouvrir les échanges nous recevrons  Lionel Primault, élu écologiste aux lilas et spécialiste du logement.

On devrait aborder 3 questions autour des point suivants :

·      Réussir à s’informer  

·       Réussir à promouvoir une participation citoyenne  

·       Réussir à arbitrer

Après une rapide introduction, permettant de poser des questions à Lionel Primault suivie de propositions de réponses de l’intervenant, nous pourrons échanger entre nous tous.

Nous vous donnons rendez-vous

jeudi 20 avril,

à partir de 20 h 30,

en salle 1 de la Maison des Associations.

Voyager sans payer…comme un Espagnol ?

L’essence est chère, les embouteillages sont fatigants et le climat est rendu malade par (entre autres) les gaz d’échappement. Il vaut donc la peine de s’intéresser à la tentative audacieuse du gouvernement espagnol pour rendre gratuits des transports collectifs : les RER ou équivalents dans plusieurs villes, les trains de banlieue, certains trains et cars régionaux.

Cela a débuté en septembre, pour une période expérimentale de quatre mois. L’expérience a été assez concluante pour que soit décidée sa prolongation en 2023. Franc succès côté fréquentation : 30% d’augmentation du nombre moyen de voyageurs dans les trains de banlieue, jusqu’à 50% dans les RER de villes comme Séville ou Bilbao. Les économies dans les budgets des familles sont spécialement appréciées par les plus modestes, dont les capacités de déplacement sont ainsi accrues. Le bilan carbone est évalué, pour 2023, à un million de tonnes de CO2 en moins, avec 350 millions de litres de carburant non consommés. Satisfaction évidente chez les écologistes : ce dispositif « va dans la bonne direction, contrairement à la subvention des carburants, qui continuait d’encourager l’utilisation de la voiture », a dit Adrian Fernandez, porte-parole mobilité de Greenpeace Espagne.

Evidemment cela ne va pas sans poser quelques problèmes. A commencer par les dépenses publiques correspondantes : environ 700 millions d’euros dans l’année pour l’Etat, pris sur les impôts de tous – y compris les personnes qui ne se déplacent pas. On peut toujours se dire qu’une partie devrait se récupérer grâce à une dynamisation des activités et à une baisse des troubles de santé, mais c’est difficile à anticiper. Une partie de ces dépenses est d’ailleurs superflue, car des personnes peuvent prendre un abonnement, gratuit pour elles mais financé par l’Etat, et ne presque pas s’en servir ensuite – ce cas a été prévu, dans une certaine mesure : après trois réservations de trains annulées tardivement, l’abonnement est supprimé. Et puis, la hausse du nombre de voyageurs est une bonne nouvelle à condition que le réseau de transports (le « Système National de Mobilité », en Espagne) puisse faire face ; bien des insuffisances se sont révélées dans ce nouveau contexte.

Nous n’en sommes pas du tout là en France, évidemment – en tous cas, pas dans les grandes villes. Il y a des dispositifs partiels : gratuité pour les moins de 18 ans (Paris, Lille, Strasbourg, Montpellier), pour tout le monde le samedi ou les week-ends (Rouen, Nantes, à nouveau Montpellier). La gratuité totale, « à l’espagnole », n’existe que dans des villes plus petites ; une trentaine, un peu dans tous les coins du pays : Calais, Niort, Gap, Porto-Vecchio…. L’Etat, lui, se contente de limiter les dépenses pour les usagers, comme récemment en versant une subvention de 300 millions d’euros pour les transports régionaux, dont 200 millions pour l’Ile-de-France, afin d’éviter une trop forte envolée des tarifs ; c’est ce qui a permis que le passe Navigo augmente de 12% « seulement », au lieu de 20% sans cette subvention.

Que penser de tout cela ? La gratuité est-elle la bonne manière de combattre à la fois les inégalités et les gaz à effet de serre ? Débat ouvert. On peut être sûr en tout cas que, sans audace, il n’y a pas de politique écologique et sociale qui aboutisse à de vrais résultats.

L’avenir des passoires

En France aujourd’hui, un logement sur six porte l’étiquette F ou G dans le classement de l’observatoire des performances énergétiques. C’est ce qu’on nomme les « passoires thermiques ». Si le Pré Saint-Gervais se situe dans la moyenne, on doit y trouver 1400 passoires. On y grelotte l’hiver et l’on étouffe l’été, sauf à dépenser des fortunes en chauffage et en climatisation – des dépenses qui vont devenir phénoménales avec l’explosion des prix de l’énergie.

Merci à Tommy dans cet article de Reporterre

Quant aux dégâts pour l’environnement, ils sont considérables. Car à l’autre bout, seulement 1/20e des logements sont « basse consommation », classés A ou B. L’ensemble des bâtiments imparfaitement isolés – pas seulement des logements, d’ailleurs – constitue ainsi un obstacle principal à l’objectif français de neutralité carbone en 2050. Ils comptent pour près de 50% dans la consommation finale d’énergie par le parc immobilier, et pour 18% dans l’émission des gaz à effet de serre.

Or ce n’est pas irrémédiable. Les techniques permettant une isolation de qualité sont au point. Les professionnels compétents existent. Les factures d’électricité ou de gaz peuvent être divisées par deux ou trois. Qu’est-ce qu’on attend ?

S’agissant des locations, on attend déjà que les propriétaires, publics ou privés, se soucient de la santé, du confort et des factures énergie des occupants. C’est parfois le cas mais c’est trop peu fréquent, et les contraintes en ce domaine sont faibles : quand les logements correctement isolés sont rares, les passoires trouvent facilement preneurs.

Du côté des propriétaires – qu’ils habitent ou non eux-mêmes dans les logements à rénover – tout ne va pas de soi non plus. Ils peuvent être tentés de s’en tenir à un changement du système de chauffage (pompe à chaleur, notamment), ou en tout cas à un « geste » de rénovation, simple, plutôt rapide, mais permettant quand même d’accéder à une aide publique comme « MaPrimeRénov’ ». Or les rénovations performantes nécessitent d’intervenir sur plusieurs éléments à la fois, si possible en une seule campagne de travaux, de façon bien conçue et coordonnée dès le départ. Rares sont les propriétaires qui ont les compétences – et le temps – qu’il faut pour mettre en place un dispositif technique bien au point. Des services d’accompagnement et de conseil existent, pourtant, mais pas forcément connus, ni faciles d’accès.

L’autre problème est évidemment celui de la dépense. Même avec une rénovation bien pensée, et un emprunt que les économies d’énergie aident ensuite à rembourser, il subsiste un « reste à charge » bien trop lourd pour les familles les moins fortunées. L’enjeu majeur est donc du côté des aides publiques. Le gouvernement se vante de les avoir fait progresser mais, selon un rapport remis l’an dernier au ministère de la Transition Ecologique, rénover les logements en France au rythme nécessaire de 500 000 par an nécessiterait « un doublement (!) de l’effort budgétaire actuel en direction des ménages », pour parvenir à 11,6 milliards d’euros par an.

Une belle somme, certes – mais c’est seulement 4,6% du budget de l’Etat, avec un formidable bilan environnemental et un sacré coup de pouce à la création d’emplois sur le territoire national. Or face à ce « doublement » réclamé, le gouvernement, dans son « plan de sobriété énergétique » début octobre, a annoncé que le budget de MaPrimeRénov’ passerait de 2,4 milliards… à 2,5 !

Comme a dit un jour le président de la République, « ce deuxième quinquennat sera écologique ou ne sera pas ». À chacun.e de voir, sur cet exemple majeur, ce qu’il faut en conclure.

Rejoignez le defi declics cet hiver !

La coopérative Électrons solaires, dont AGA est sociétaire, lance le
Défi Déclic, une action de sensibilisation à la sobriété énergetique. Nous reprenons ci-dessous son communiqué.

Vous souhaitez faire des économies et lutter à votre échelle contre le changement climatique ? Participez au défi Déclics (anciennement défi « Familles à énergie positive ») pour réduire vos factures d’énergie de manière conviviale

Après la participation de plusieurs membres d’Électrons Solaires au défi, nous vous proposons, en partenariat avec l’ALEC-MVE, un défi Déclics sur 4 villes : Pantin, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, et Romainville à l’attention de ses habitants. 

 Le principe : Constituez ou rejoignez une équipe proche de chez vous et économisez le plus d’énergie possible. Vous serez accompagné de manière ludique pour comprendre vos factures, mesurer et suivre vos consommations et choisir des actions adaptées à votre situation. Ensemble, atteignez 10% d’économies d’énergie (entre 100 et 200€/foyer/an) en adoptant les bons comportements et sans investissement financier. Peu importe d’où l’on part, l’essentiel est de progresser ! 

Infos pratiques :  

Vous souhaitez participer : cliquez sur ce lien de préinscription, ou envoyez un email à : marie@electrons-solaires93.org Indiquez vos nom et prénom, et votre ville, puis envoyez le mail, pour montrer votre intention de participer, puis nous vous recontacterons. Soirée de lancement : mardi 13/12/22 à la Mairie des Lilas  

Durée du défi : 4 mois (2ème atelier début février et une soirée de clôture vers avril-mai, prêt de matériel de mesure, fourniture d’un guide d’écogestes et quelques surprises.) Partenaire : L’Agence Locale de l’Énergie et du Climat – Maîtrisez votre énergie (ALEC-MVE), Avec le soutien de : Est Ensemble, Alisée, les Économes et les villes participantes. En savoir plus sur le défi : https://defis-declics.org/fr/ 

N’hésitez pas en parler autour de vous !

Confirmer !

Au premier tour de cette législative, à Gauche Autrement a soutenu Aurélie Trouvé, candidate de la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale ; elle a obtenu 53,5% des voix dans la circonscription (57% au Pré).

Beau succès, qui confirme l’adhésion des citoyen.nes  de nos villes à un projet vraiment de gauche et rassembleur. Cela n’a pas suffi pour qu’Aurélie Trouvé soit élue dès le premier tour, car la participation à l’élection (42,5% dans la circonscription, 49% au Pré) n’était pas assez élevée pour cela.

Eh bien, confirmons ! Soyons là, toutes et tous, ce dimanche 19 juin, pour lui donner la victoire ample que ce projet mérite, et contribuer, comme dans tant d’autres villes de France, à tirer l’Assemblée Nationale vers la gauche et l’écologie. Le réchauffement climatique, l’aggravation des inégalités sociales, la mise à mal de la vie démocratique dans le pays, tout cela n’est pas fatal. Un autre monde est (toujours) possible.

UN autre monde est toujours Possible !

Élections législatives du 12 et 19 juin

En avril dernier, Emmanuel Macron a été le président le plus mal élu depuis 50 ans. Il s’apprête pourtant a poursuivre son programme de casse sociale et d’inaction face à la crise écologique.

À Gauche Autrement appelle à voter ces deux prochains dimanches au Pré Saint-Gervais pour Aurélie Trouvé candidate de la NUPES (Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale), alliance inédite au niveau national de toutes les forces de Gauche.

La candidature d’Aurélie Trouvé, porte-parole de l’association ATTAC pendant plus de 15 ans, porte et incarne les valeurs d’écologie, de solidarité et d’égalité en rupture avec la politique menée par le gouvernement Macron ainsi que les précédents.

A Gauche Autrement souhaite une nouvelle majorité à l’assemblée nationale, qui porte ces valeurs qui sont les siennes.
Pour toutes ces raisons elle a tout notre soutien.

L'Autre information au Pré Saint Gervais par le collectif citoyen A Gauche Autrement