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Le seCOND TOUR DEs Élections municipales

Le second tour des élections municipale au Pré-Saint-Gervais verra se confronter 3 listes :

« Le Pré toujours au cœur », celle de la majorité sortante,

« Alternative Gervaisienne », qui se revendique apolitique,

« La gauche écologiste et citoyenne » dont la couleur à gauche est ainsi clairement annoncée.

À Gauche Autrement a choisi de ne pas se présenter à ce scrutin municipal cette fois-ci et nous nous en sommes expliqués (voir notre post du 13/10) ce qui ne nous empêche pas, bien sûr, d’avoir des idées et des valeurs qui guident nos actions et nos positions depuis toujours :

Nous sommes à gauche

Depuis 1995 nous sommes « Autrement » en opposition à une majorité dirigée depuis des lustres par le PS, ce qu’elle affiche aujourd’hui bien timidement. Quant à se dire de gauche, elle n’ose même plus.

Nous sommes à Gauche Aurement en matière d’aménagement de la ville, d’environnement, de santé, de solidarité, d’éducation, de sécurité etc au Pré Saint-Gervais. 

Nous comptons bien continuer d’agir par et aux côtés d’initiatives de terrain.

En ces temps d’abstention nous continuons de croire plus que jamais à la citoyenneté. Et c’est pourquoi, dimanche nous irons voter, avec ces positionnements en tête.

Transition écologique. Donner envie d’Agir aux gens

Retour sur la réunion publique organisée il y a quelques jours au Pré-Saint-Gervais par à Gauche Autrement à l’occasion de la sortie du livre « La transition écologique, ici et maintenant » de Camille Dorival aux éditions Les Petits Matins.

Journaliste, auteure, Camille Dorival, qui a dirigé la coopérative de presse « Alternatives Économiques », est revenue à l’issue de la réunion au cours d’une courte interview sur le sens de son livre qui s’intéresse aux initiatives citoyennes relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS) en matière de transition écologique : énergie, transport, logement, etc.

Pour elle, ESS et transition écologique partagent de façon assez naturelle certaines valeurs et parmi elles :

  • Une forte culture de l’expérimentation
  • L’ancrage dans les territoires
  • La prise en compte du temps long
Réalisation JM Sicot

Pour Camille Dorival « La transition écologique, ce n’est pas seulement des lois, des politiques et de grands sommets internationaux. C’est aussi, en France, une myriade d’initiatives de terrain ».

Son message : Montrer qu’il y a plein d’initiatives sur le terrain pour donner envie d’agir aux gens.

Chiche ?

Des solutions écologiques et solidaires pour nos villes ?

À Gauche Autrement vous invite à une rencontre – débat avec Camille Dorival, auteure de « La transition écologique ici et maintenant ! » aux éditions Les Petits Matins.

Mercredi 24 novembre 20h00
Maison des Associations
Place Anatole France au Pré Saint-Gervais

Peut-on sans attendre dans nos villes se réapproprier la production d’électricité ? Effectuer des déménagements à vélo ? Faire revivre des jouets usagés ? Construire des bâtiments en matériaux réutilisables ? Préserver la vie des animaux en ville ?. 

Réponse : oui, on peut. Cela demande pas mal d’imagination collective, de volonté et d’obstination. C’est ce qu’a décrit Camille Dorival dans ce petit livre bourré d’exemples, où l’on voit comment l’économie sociale et solidaire peut ouvrir la voie d’une transition écologique qui ne soit « en rien punitive ou privative ».

En ces temps électoraux, où l’on va revoter au Pré dans quelques jours, voilà un sujet qui mérite réflexion et débat. À Gauche Autrement est heureuse d’accueillir Camille Dorival pour une présentation de son livre et une discussion avec celles et ceux que tout cela intéresse.

Cette rencontre ayant lieu dans une salle municipale une preuve vaccinale ou un test négatif à la COVID vous sera demandé à l’entrée.
Merci de votre compréhension.

Votre inaction est un crime !

À l’heure où les gouvernements entament de nouvelles négociations sur le climat, la rédaction de Politis vient de lancer un appel rejoint par 225 personnalités qui traduit une colère qui grandit.

Il porte la voix de celles et ceux qui refusent la résignation et tenteront encore de se faire entendre dans la rue, le 6 novembre, lors de la grande marche pour la justice climatique. Aga signe cet appel et vous invite à faire de même après l’avoir lu ci-dessous.



Cela fait plus de trente ans que les scientifiques du Giec vous alertent, vous les décideurs politiques et économiques. Trente ans que les climatologues du monde entier accumulent des données qui font la démonstration de l’urgence climatique, de son origine anthropique et de l’effondrement des écosystèmes de la planète. Presque autant que la société civile répète à l’envi que les discours ne suffisent plus. Que le temps de l’action est venu. Et pourtant rien ne vient. Du blabla. Encore du blabla. Toujours du blabla. Au mieux du greenwashing, au pire des reniements et des renoncements à n’en plus finir.

Qu’avons-nous observé ? Que cela fait près de trente longues années que vous négociez, que vous tentez de nous faire croire que vous allez vous attaquer à l’urgence climatique. Qu’il ne faut plus s’inquiéter. Et pourtant, en trente ans, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont explosé de 64 %. Si nous vous laissons faire, elles vont encore augmenter d’au moins 16 % d’ici à 2030.

Votre procrastination, cette irresponsable tendance à repousser à plus tard ce qui devrait être fait aujourd’hui, est un crime climatique, perpétré en toute connaissance de cause. Des gens meurent à cause du réchauffement climatique. Car celui-ci se conjugue au présent, contrairement à vos promesses, que vous n’envisagez qu’au futur. L’été, le thermomètre approche ou dépasse les 50 °C aux quatre coins de la planète, tandis que les canicules, feux de forêt et inondations se multiplient et s’intensifient. Sans parler de la fonte des glaces ou de la montée des eaux. Des villes et des villages sont peu ou prou rayés de la carte ou rendus inhabitables. Des écosystèmes sont détruits ou transformés à jamais. Vous en avez la responsabilité. Nous en payons tous le prix.

Le 9 août dernier, le Giec a énoncé ce cruel constat avec encore plus de force : « Le changement climatique s’accélère et s’intensifie » à un rythme « sans précédent ». Combien d’entre vous, chefs d’État et de gouvernement, ministres, parlementaires, élus locaux, patrons d’entreprise, ont lu le résumé aux décideurs (39 pages) du dernier rapport du Giec ?

Certes, vous n’avez pas rien fait. Vous avez négocié et ratifié l’accord de Paris sur le climat. Mais celui-ci ne vous contraint à rien, et vous ne le respectez pas. Les engagements posés sur la table par les États depuis 2015 nous conduisent à un réchauffement climatique supérieur à 3 °C. Charge à nous, citoyens, de faire respecter les objectifs de 1,5 °C ou 2 °C. Plutôt que de mettre le paquet sur des politiques climatiques ambitieuses à court terme, vous leur avez substitué un concept vaseux de neutralité carbone à long terme, pariant sur d’improbables innovations technologiques pour nous sauver.

Pire, vos plans de relance ont débloqué plus de financements nocifs pour le climat (3 000 milliards de dollars environ) que pour des projets supposés « verts » (1 800 milliards). La pandémie a tué des millions de personnes et montré combien l’économie mondiale était insoutenable. Que trouvez-vous comme réponse ? Relancer, quoi qu’il en coûte – en mobilisant ce pognon de dingue qui n’est prétendument pas disponible pour assurer les besoins élémentaires des populations –, un système économique qui détruit la planète, accroît les inégalités et broie les hommes et les femmes qui travaillent pour survivre.

Nous ne détournerons pas le regard. Nous vous garderons à l’œil, lors de la COP 26, et tenterons de faire pression. Parce que vous n’avez toujours pas débloqué les 100 milliards de dollars que vous aviez promis aux pays pauvres il y a douze ans à Copenhague. Parce que vous déroulez le tapis rouge aux pollueurs, aux as de l’évasion fiscale, aux champions des dividendes et du greenwashing. Parce que vous voulez créer de nouveaux marchés partout en transformant la nature en un capital qu’il faudrait valoriser.

Nous vous avons à l’œil, mais nous savons que cela ne suffira pas. Parce que nous en avons déjà fait l’expérience. Parce que nous savons que vous n’avez aucune intention de laisser 80 % des réserves d’hydrocarbures dans le sol : en trente ans de négociations, vous avez toujours refusé ne serait-ce que d’évoquer des restrictions à l’exploitation des énergies fossiles. Parce que vous n’avez aucune envie de démanteler le pouvoir de nuisance que constituent les TotalEnergies, Exxon et consorts, qui savent depuis plus de cinquante ans qu’ils sont à l’origine du réchauffement climatique et qui ont tout fait pour le cacher. Parce que vous avez exclu le commerce international des secteurs couverts par l’accord de Paris.

Pour toutes ces raisons, et pour tant d’autres, nous avons besoin d’un ouragan citoyen en mesure de renverser, si ce n’est la table des négociations, le cours des choses.

À la déception et à la désillusion, nous préférons la force de la lucidité et de la détermination. Depuis plusieurs années désormais, la jeunesse a montré la voie : ses mobilisations avancent plus vite que les négociations sur le climat. Si nous ne voulons pas faire face à l’impensable, nous devons faire l’impossible.

-))) SIGNEZ L’APPEL

POurquoi cette fois nous ne participerons pas à la prochaine élection municipale

Nous, le groupe « à Gauche Autrement », participons à la vie politique du Pré-Saint-Gervais depuis 1995. Depuis lors, et bien souvent en précurseur·euse·s, nous avons porté au conseil municipal et dans la ville nos engagements pour l’écologie, la citoyenneté, l’égalité – les valeurs d’une gauche indépendante et pluraliste.

Nous ne cessons de soutenir la participation des habitant·e·s, la transparence des décisions et l’accès de tou·te·s à la vie communale face à des maires successifs qui ont géré et gèrent encore la ville comme leur propriété.

L’annulation, pleinement légitime, des élections de mars 2020 conduira les Gervaisien·ne·s à revoter les 5 et 12 décembre prochains. Vous ne trouverez pas le bulletin de vote « à Gauche Autrement » cette fois-ci.

Pourquoi ?

  • Parce que la participation au conseil municipal se résume à découvrir, quelques jours avant sa tenue, des documents complexes, et dans un climat aujourd’hui glaçant, à se faire couper la parole, à s’épuiser dans des joutes verbales stériles sans qu’aucun débat ne s’engage réellement ;
  • Parce que le débat citoyen doit vivre dans d’autres espaces, à travers des actions de terrain ;
  • Parce que nous préférons aujourd’hui, pris chacun·e dans nos vies familiales, professionnelles et associatives, nous concentrer sur des engagements concrets avec les habitant·e·s ;

Nous croyons fermement que travailler collectivement pour un Pré-Saint-Gervais plus solidaire, plus écologique et plus agréable à vivre est possible.

Nous poursuivons notre engagement, toujours à Gauche, et Autrement. 

Pour nous contacter, vous pouvez nous écrire à : contact@lepreautrement .com

Grands chefs sécuritaires

On est bien protégé, ça oui !

Gérald Darmanin, ministre à poigne, vient d’exhiber sur Twitter la preuve incontestable de son efficacité dans la lutte contre la délinquance :  

Comme il y a toujours des grognons, ils vont sûrement faire remarquer :

1) que la baisse des cambriolages ne se voit vraiment qu’entre 2019 et 2020,

2) qu’en 2020, il y a eu les confinements, des conditions pas très commodes pour les cambrioleurs, et que donc,

3) ou bien M.Darmanin n’y a même pas pensé en voyant sa courbe, ou bien il le sait parfaitement et nous prend pour des billes ; dans les deux cas ce n’est pas rassurant…

Pendant ce temps, au Pré, le gouvernement de M.Darmanin a un représentant dévoué, élu LREM au Conseil Municipal, qui tartine ses tracts avec des bilans angoissants de l’insécurité dans notre ville ; insécurité à laquelle bien sûr il saurait remédier s’il était à la tête de la mairie – donc là, ce n’est plus du gouvernement qu’on parle, plus du tout.

Faudrait savoir !

Plus Jamais Ça en action : une victoire pour la Chapelle Darblay !

Retour sur l’action menée ce 28 avril au ministère de l’économie par le collectif « Plus jamais ça ».

Les salarié·e·s de la Chapelle Darblay accompagné·e·s de 120 militant·e·s et des porte-parole des 8 associations et syndicats membres du collectif Plus Jamais Ça ont occupé pendant 8 heures le ministère de l’Economie afin d’exiger de la part du gouvernement le maintien de toutes les activités sur le site de la Chapelle Darblay, dernière usine française de papier 100 % recyclé.

Toute la matinée, animations et interventions des salarié·e·s de la Chapelle Darblay et des porte-parole d’Attac, la CGT, la Confédération Paysanne, la FSU, Greenpeace, les Amis de la terre, Oxfam et l’Union Syndicale Solidaires se sont succédées pour porter nos revendications communes.

Après avoir fait la sourde oreille et devant la détermination collective des occupant·e·s, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie a accepté de recevoir une délégation des salarié·e·s et Philippe Martinez, représentant le collectif Plus Jamais Ça. A la sortie de cette discussion, la ministre s’est engagée à ce que le site de la Chapelle Darblay reste un site papetier et à ce qu’aucune offre de reprise ne soit acceptée sans l’aval préalable des salarié·e·s. Une prochaine réunion sur les offres de reprise aura lieu le 10 mai.

Un peu plus d’un an après sa création, le collectif Plus Jamais Ça s’engage et agit concrètement pour que l’avenir de l’industrie rime avec écologie. Heureux·ses de cette victoire, salarié·e·s et membres du collectif n’en resteront pas moins mobilisé·e·s jusqu’au redémarrage de l’usine.

>>> Lire la suite sur le site d’ Attac

La ZAD des sauveteurs de terre de Gonesse évacuée par la force, les terres fertiles toujours menacées

Nous publions ci-dessous dans son intégralité un communiqué du collectif pour le triangle de Gonesse qui se bat depuis 10 ans contre la bétonisation de ces terres fertiles au nord de Paris.

Nous nous associons à cette association pour condamner le recours à la force demandé par le gouvernement et la présidente de la région Valérie Pécresse.

Communiqué de presse —

La ZAD de Gonesse a été évacuée au petit matin par les forces de l’ordre. Les occupants, lanceurs d’alerte de tous âges et de toutes origines, mobilisés pour sauver les terres agricoles contre le projet de bétonnage du Grand Paris Express, ont été emmenés par les gendarmes au commissariat de Pontoise et placés en garde à vue.

 Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) condamne ce recours à la force demandé par le gouvernement et la présidente de la région Valérie Pécresse contre des citoyennes et des citoyens décidés à empêcher la construction d’une gare qui détruirait plusieurs centaines d’hectares de terres parmi les plus fertiles d’Europe.

 Après l’abandon du méga-complexe EuropaCity en novembre 2019, le maintien de la construction d’une gare en plein champ relève de l’absurde : au-delà du gaspillage d’argent public pour une desserte qui n’a aucune chance d’être rentable, les Francilien-nes ne comprennent pas l’entêtement à vouloir bétonner cette zone, dernier vestige de la ceinture nourricière dont on connaît l’importance pour réguler les températures, de plus en plus caniculaires qui frappent la région chaque été.

 Qu’attend le gouvernement pour prendre la décision qui s’impose ? Qu’attend-il pour initier enfin un cercle vertueux d’aménagement du territoire ? Le projet CARMA permet de sanctuariser les terres du Triangle de Gonesse, d’intégrer l’agriculture à la ville et d’amorcer la relocalisation de la production alimentaire. Il propose également l’investissement dans la formation aux métiers de la transition écologique pour les communes alentour, touchées de plein fouet par la crise économique et sanitaire.

 Le gouvernement se trouve face à un choix historique : soit il s’entête à maintenir un projet daté et dépassé, en totale contradiction avec les engagements internationaux de la France et avec les discours sur la nécessité de stopper l’artificialisation des sols, soit il engge résolument des actions de sauvegarde des terres et de créations d’emplois utiles et non délocalisables.

 Ce n’est pas en évacuant par la force celles et ceux qui cherchent à empêcher des destructions irréversibles que des solutions ambitieuses, à la hauteur des problèmes, vont être trouvées.

La bataille de l’eau à EST-ENSEMBLE, une longue histoire

La coordination Eau Ile de France revient dans un papier très détaillé sur une histoire de plus de dix ans : la question de l’eau et la bataille citoyenne pour une gestion publique de ce bien commun dans notre territoire.

Nous reprenons ci-dessous de longs extraits et vous invitons à aller le lire dans son intégralité sur le site de la coordination.

eau bien commun

 » A sa création en 2010, la communauté d’agglomération Est Ensemble décide d’assumer l’exercice de la compétence eau. Un choix volontaire qui marque tout l’intérêt des élu.e.s pour la gestion de ce bien commun essentiel ; un intérêt jamais démenti depuis dix ans et partagé largement par les citoyen.ne.s du territoire. Ce choix est rapidement interrogé devant les conséquences juridiques et opérationnelles, alors largement méconnues, d’un tel acte.

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Non aux fermetures de classes au Pré Saint-Gervais !

Des parents d’élèves du Pré Saint-Gervais ont lancé une pétition en ligne pour s’opposer aux projets de fermetures de classes dans les écoles primaires et au collège Jean-Jacques Rousseau à la rentrée prochaine.

Nous la reproduisons ci-dessous et vous invitons à la signer ainsi qu’à vous joindre aux mobilisations organisées ces prochains jours.

Un premier rassemblement est prévu samedi 6 février à 11h devant le marché. La chaîne humaine initialement prévue est reportée à une date ultérieure. Ce samedi les habitants sont invités à venir avec casseroles, klaxons, sifflets… pour une photo unie et bruyante !!!

Pétition des parents d’élèves.

C’est avec une grande stupeur que nous avons appris le projet de suppression de plusieurs classes à la rentrée prochaine au Pré Saint Gervais : 1 classe à l’école Pierre Brossolette, 1 classe à l’école Anatole France et deux divisions au collège Jean Jacques Rousseau !

A l’origine de cette décision, une sous-estimation manifeste des effectifs prévisionnels de la part de la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Éducation nationale), en total désaccord avec l’expertise des directions des établissements concernés et des services de la Mairie.

Nous ne pouvons que déplorer les conséquences de cette suppression : une augmentation automatique des effectifs par classe et des postes d’enseignants fortement menacés, qui plus est dans une période où la promiscuité devient dangereuse pour la santé.

Cette décision est parfaitement incompréhensible et scandaleuse, qui plus est dans le contexte actuel. Nous ne pouvons accepter que des choix d’austérité budgétaire (mais où est donc passé le « quoi qu’il en coûte » ânonné depuis bientôt un an ?) entraînent une dégradation des conditions d’apprentissage de nos enfants et des conditions de travail des enseignants.

Les élèves à besoins particuliers, et donc nécessitant une attention spécifique de la part des équipes, seraient répartis sur moins de classes ou plus difficilement inclus, augmentant les difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent.

Par ailleurs, il est parfaitement inacceptable de rendre plus difficile le travail des enseignants, en première ligne dans la crise sanitaire depuis de longs mois, et dont nous pouvons constater le professionnalisme au quotidien. Ainsi, le nécessaire lien entre enseignants et familles deviendrait plus difficile, chaque enseignant devant l’effectuer avec plus de familles par classe.

Le contexte pandémique a accentué de façon dramatique les difficultés sociales et économiques de nombreuses familles dans le département le plus pauvre de France qu’est la Seine-Saint-Denis.

Plus que jamais il est nécessaire de renforcer la présence d’adultes dans les établissements et de diminuer les effectifs par classe. Il en va de la qualité du service public d’éducation, matrice de la République.

C’est très en colère que nous exigeons que la décision des suppressions de classe dans les établissements soit annulée, et qu’aucune autre école de la ville, et au-delà, ne soit touchée par une fermeture de classe.

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Les parents élus des écoles du Pré Saint Gervais

Pour signer la pétition c’est par ici >>>