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Recours au tribunal administratif après le 1er tour des élections municipales

à Gauche Autrement soutient le recours déposé auprès du tribunal administratif par Delphine Debord pour la Liste citoyenne. En contestant le déroulé des opérations électorales du 15 mars au Pré, ce recours demande que la justice reconnaisse et fasse reconnaître qu’une irrégularité a eu lieu. Cette irrégularité repose sur le déroulé suivant :

les bulletins ont été tous envoyés au domicile des personnes inscrites sur les listes électorales ; après cet envoi, le bulletin de la Liste citoyenne, bien qu’envoyé au domicile, a été modifié sur demande de l’administration afin de le rendre conforme au code électoral.

Il était à disposition, comme ceux des autres listes, dans les bureaux de vote.

Il existait donc deux types de bulletins pour la Liste citoyenne.

Lors du vote le 15 mars, des personnes sont venues, comme elles en avaient le droit, avec le bulletin reçu chez elles et ont voté avec ce bulletin. Les informations répétées sur toutes les ondes demandaient de respecter les consignes sanitaires et de venir avec « son » bulletin. Lors du dépouillement, une consigne a été donnée à tous les présidents de bureau de vote : les bulletins « non conformes », c’est-à-dire ceux qui avaient été envoyés par l’administration au domicile, devaient être considérés comme « nuls ».

Des électeurs ayant voté pour la Liste citoyenne ont vu leur choix rejeté. Ce recours est donc légitime.

Le rejet de ces 49 bulletins de la Liste citoyenne a permis l’élection, au 1er tour, de la liste conduite par Laurent Baron.

Pourquoi voter à Gauche Autrement au Pré-Saint-Gervais

Vous avez de nombreuses raisons de voter à Gauche Autrement aux élections de ce dimanche 15 mars au Pré-Saint-Gervais.

Voici ce que nous avons entendu dans nos réunions, nos rencontres et nos échanges.

Je vote à Gauche Autrement aux élections municipales du Pré-Saint-Gervais parce que :

En matière d’écologie, j’aime voter pour celles et ceux qui en font une priorité depuis longtemps;

Je veux voter à gauche, mais pas pour des partis qui, au gouvernement, ont fait une politique de droite ;

Je souhaite qu’on prenne les habitant·e·s du Pré pour des citoyen·ne·s, pas pour des client·e·s ;

J’exige que l’eau soit en régie publique et je soutiens celles et ceux qui se sont beaucoup battu·e·s pour cela ;

J’insiste pour qu’au Pré les projets importants soient discutés complètement, à l’avance, et avec tous et toutes ;

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Je tiens à ce que les prix des logements, et les loyers, arrêtent de flamber ;

Je suis contre toute forme de cumul de mandat par les élu·e·s ;

Je souhaite que l’indépendance des associations soit respectée et qu’elles ne soient pas utilisées à des fins électorales ;

Je soutiens l’économie sociale, solidaire et locale, l’agriculture paysanne, le mouvement coopératif ;

Je suis convaincu qu’au Pré comme ailleurs on a vraiment besoin d’une alternative à gauche ;

… ou pour toutes ces raisons en même temps !

A Gauche Autrement est un collectif rassemblant des Gervaisien.ne.s de sensibilités diverses mais surtout et avant tout de gauche. Nos élu.e.s d’opposition siègent au conseil municipal depuis 1995.

Les 15 et 22 mars prochains il est temps de changer d’ère au Pré-Saint-Gervais et de changer de voie pour une ville exemplaire en matière d’écologie, de citoyenneté et d’égalité.

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Faire respirer autrement la vie politique locale !

Les 15 et 22 mars prochains en votant pour la liste à Gauche Autrement vous choisissez de donner la priorité à la transparence et au débat citoyen dans toutes les décisions de la ville.

Pendant les 6 ans du mandat municipal, il faut rendre transparents les circuits de décisions, étendre les occasions de réflexions collectives entre élu·e·s, avec les réseaux et associations… et surtout avec l’ensemble des citoyen·ne·s.

Pour ce faire, les élu·e·s d’à Gauche Autrement s’engagent à mettre en œuvre les propositions suivantes :

  • Des référendums locaux citoyens pourront, si au moins 15 % des habitant·e·s le demandent, être organisés par la Mairie, aidée d’une assemblée citoyenne composée d’élu·e·s, d’associations et de Gervaisien·ne·s tiré·e·s au sort parmi des volontaires. Le conseil municipal s’engagera à en respecter les résultats.
  • Chaque année, un débat public aura lieu au moment de l’élaboration du budget (ressources et dépenses) de l’année suivante, qui traduit les priorités de la majorité.
  • Chaque conseil municipal sera précédé d’un temps d’échanges et de débat avec les habitante·s et l’ordre du jour sera accessible à tous avant. Les séances  seront filmées et mises en ligne sur le site de la Ville.
  • Des « commissions extra-municipales », réunissant élue·s,     associations et habitant·e·s, seront constituées pour préparer les grands projets. Elles rendront des comptes à tous et toutes ; il est prévu des possibilités de réponse.
  • Le/la maire et les adjoint·e·s s’engageront à ne pas effectuer plus de deux mandats successifs. Chaque élu·e votera librement sans être tenu·e par une consigne de groupe ; l’agenda du/de la Maire    sera public.
  • PréVoir deviendra un véritable journal d’informations municipales, et plus un support «promotionnel» de la majorité.

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Démocratie de faible intensité

Face à toutes les contestations, le verdict de la présidentielle de 2017 est de peu de poids. Le problème, il est vrai, dépasse Emmanuel Macron. C’est celui de la Ve République.

Le suffrage universel ne peut pas être une arnaque suivie d’une sorte de bras d’honneur.

écrit Denis Sieffert dans l’éditorial de Politis cette semaine que nous reprenons ici. À méditer à quelques semaines du premier tour des municipales.


PolitisDe temps en temps, l’homme perd ses nerfs. Le voilà l’autre jour qui s’empourpre devant des journalistes du Figaro et de Radio J, exhortant ceux qui dénoncent la violence du pouvoir à « essayer la dictature ». Avec qui croise-t-il le fer ? Personne. Mélenchon a dénoncé un « comportement monarchique ». Ségolène Royal a parlé de « dérive autoritaire ». Et Olivier Besancenot lui a conseillé, très ironiquement, de « tester la démocratie ». Voilà tout. On a connu polémique plus sévère. Quant à la violence du pouvoir, elle est peu contestable. Physique d’abord, comme en témoignent les nombreuses victimes de la répression. Sociale et politique ensuite, en raison d’un acharnement à imposer, envers et contre tous, une réforme jugée confuse et injuste. Mais s’il faut absolument concéder à Emmanuel Macron que la France, même sous son ministère, n’est pas une dictature, on le fera bien volontiers. Prétendre le contraire serait d’ailleurs insulter les peuples qui paient de leur sang le prix de la liberté. En Syrie et en Égypte, par exemple. Mais le débat existe néanmoins. Non entre dictature et démocratie, mais à l’intérieur de ce dernier concept aux multiples acceptions. Le politologue canadien Francis Dupuis-Déri a recensé chez Tocqueville, auteur de référence de la bourgeoisie libérale, pas moins de onze définitions différentes de la démocratie (1). De la plus exigeante à la plus négligente. Il y a donc de quoi faire. Emmanuel Macron, lui, est visiblement un smicard de la démocratie. Il en a une conception minimaliste. Du haut de son élection, dont il s’est empressé d’oublier les circonstances très particulières, il nargue aujourd’hui une opinion au bord de la crise de nerfs.

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, croyant voler au secours de son président – c’est son métier –, s’indigne pour sa part que l’on puisse accréditer l’idée « qu’il y aurait un régime qui imposerait sa loi au reste de la population ». Elle devrait garder son indignation pour un meilleur usage. Car, si l’on veut bien supprimer le mot « régime », un peu roublard, pour le remplacer par « gouvernement », c’est exactement ce qui se produit. La réforme des retraites essuie revers sur revers. Un mur de critiques et d’oppositions se dresse devant l’exécutif. Les sondages témoignent de la constante hostilité d’une majorité de Françaises et de Français. Voilà même que Laurent Berger vacille, traçant de nouvelles « lignes rouges » à mesure que son soutien au gouvernement devient intenable. Quant à la fameuse « étude d’impact », qui devait apporter la lumière, elle sème surtout le doute. Enfin, comme un coup de grâce, le Conseil d’État a rendu le 24 janvier un avis on ne peut plus sévère. La plus haute juridiction de la République dit ne pas pouvoir assurer « la sécurité juridique du projet », faute d’avoir eu le temps de l’examiner.

« Le temps », c’est désormais le maître mot de la bataille politique qui s’engage. Il est l’allié naturel de la démocratie. Il n’est visiblement pas l’ami du gouvernement. Plus c’est confus, et plus celui-ci se montre empressé. Il accorde généreusement quatre jours aux députés pour examiner un texte qui vient tout juste de leur être communiqué. Cela, alors que l’on découvre, presque fortuitement, de nouvelles contre-vérités. Ainsi, la part des retraites dans le PIB devait être constante. L’étude d’impact révèle qu’il n’en sera rien. La majoration des pensions à chaque naissance devait être favorable aux femmes, elle risque le plus souvent de profiter aux hommes. Et l’ombre du patronat continue de planer sur le scandale de la pénibilité. Cette pénibilité, refusée aux métiers les plus rudes, et insidieusement remplacée par l’invalidité, une fois le mal constaté. Quant à l’âge pivot, comme l’horizon, il recule à mesure que l’on avance. On devine aussi que la « règle d’or budgétaire » va sérieusement fragiliser les promesses d’augmentations faites aux enseignants. Et tout à l’avenant… Pas étonnant dès lors que la précipitation du gouvernement renforce le soupçon. Quelles vérités sont encore sous le boisseau ?

Le débat sur la démocratie existe donc bel et bien. Cette démocratie qui, telle que nous l’entendons, ne peut s’accommoder de la dissimulation. Face à toutes ces contestations, le verdict de la présidentielle de 2017 est de peu de poids. Le problème, il est vrai, dépasse Emmanuel Macron. C’est celui de la Ve République. Le suffrage universel ne peut pas être une arnaque suivie d’une sorte de bras d’honneur. C’est bien pourquoi, le moment venu, un projet d’une telle ampleur devait faire l’objet d’une vaste campagne d’information et d’une consultation spécifique. Il est encore temps ! Sinon, c’est la ruse qui l’aura emporté. Et Macron, qui n’est évidemment pas un dictateur, aura affaibli une démocratie à laquelle il ne garantit pas le plus bel avenir. Notre président est un démocrate dans le genre de Tocqueville, qui disait avoir un goût prononcé pour « les institutions démocratiques », tout en avouant être « aristocratique par instinct ». Avant d’ajouter crûment : « Je méprise et crains la foule. » Toute ressemblance…

(1) Démocratie, histoire politique d’un mot (éditions Lux, 2019).

>> Retrouvez le numéro de la semaine de Politis en kiosque et sur le site du journal.

Busso : le projet a été choisi. Mais par qui ?

S’il est un domaine sur lequel le maire communique dans cette période pré-électorale, c’est bien celui de Busso.
La majorité municipale, après avoir pris tant d’années pour prendre au sérieux les demandes adressées par les habitants et les associations en matière d’espace vert, d’écologie, s’érige désormais en chef de file de l’écologie et de la concertation.

Il y avait donc 5 projets en lice et l’un d’entre eux a été retenu.

Les panneaux d’information électroniques du Pré indiquent que « La ville a choisi ». Alors, la ville, c’est le maire ? Avec les 2 à 3 adjoints qui l’entourent ?
Les projets en compétition ont certes été présentés lors d’une séance ouverte à tous

Le journal Prévoir affirme que le projet retenu (celui de Cogedim) traduit le choix de la plupart des participants à la présentation des projets, qui ont remis des fiches sur lesquelles ils ont indiqué leur souhait. Et ce souhait correspond à celui de « LA VILLE », comprenez le maire et son staff.

Pour ceux qui auraient souhaité connaître un peu plus en détail les propositions des autres projets, c’est dommage, c’est trop tard ! Elles ne figurent plus sur le site de la ville. Il fallait être là à la présentation.

La mairie s’est bien gardée d’organiser un vote sur ces projets, pas plus qu’elle n’a envisagé de soumettre à la population le projet retenu pour l’examiner plus en détail et y apporter d’éventuelles modifications.

Ce processus de concertation, que la mairie présente à ses habitants comme un modèle, se solde donc, à la fin des fins, par le choix… du maire.

S’il est un moment où ce projet phare pour la ville aurait dû et pu être discuté, c’est bien celui de l’élection municipale. C’est ce qu’ont proposé les élus d’A gauche autrement dans un vœu lors du dernier conseil municipal.

Ce n’est pas ce qu’a choisi l’équipe à la tête de la mairie, qui a choisi de passer en force. À leur tour, les électeurs s’empareront peut-être de ces élections pour faire entendre leur voix ?

Au conseil municipal du Pré les voeux ne se réalisent jamais

Au conseil municipal du Pré il est rare que les voeux se réalisent, surtout s’ils sont portés par l’opposition de gauche.

Deux points sur l’urbanisme dans notre ville étaient à l’ordre du jour du dernier conseil municipal de la ville : le PLU (Plan Local d’Urbanisme), et l’avenir de la friche Busso au travers d’un vœu déposé par notre groupe.

Le vœu de nos élus sur le devenir de la friche Busso  pour attendre que les municipales soient passées, pour que la majorité qui sera élue en mars puisse décider elle-même sur ce projet à long terme, demande de bon sens, a été vite balayée par le maire qui affirme qu’on ne peut plus attendre, que les Gervaisiens se sont exprimés au cours des ateliers urbains. Mais aucune réponse sur la cohérence du calendrier.

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Manifestation samedi 7 décembre de l’association « Le Pré en transition » qui défend un projet de forêt urbaine sur le site de Busso.

Notre vœu a bien sûr été voté par les trois élus A Gauche Autrement, Catherine Sire, Delphine Debord et Serge Volkoff, mais contrairement à l’habitude, quatre autres élus se sont cette fois associés à notre voeu. Sept voix en tout. Ce n’est pas le miracle de Noël mais parions que l’approche des élections y est pour quelque chose.

Les élus d’ À Gauche Autrement ont également voté contre le PLU.

Vous avez dit budget participatif ?

L’approbation du règlement du budget participatif était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal au Pré-Saint-Gervais.

Qui s’opposerait à cette belle idée ? Mais qui ne poserait pas de questions en vue d’améliorer autant que possible les termes de ce « projet » de règlement ?

Mais ce règlement ne porte le nom de « projet » que pour faire croire qu’on fait de la démocratie participative. Rien en effet ne peut être modifié dans ce soi-disant « projet », compte tenu des délais (que s’est  donnés la majorité municipale ).
Vous avez dit « participatif » ? Ça commence mal.

Alors, pour quand même essayer et pour établir un compromis, les élus d’À Gauche Autrement ont questionné sur les conditions de la communication pour notamment être certains que l’appel ne resterait pas dans un cercle d’avertis, sur le périmètre du terme « municipalité » souvent utilisé dans ce projet, sur les conditions d’instruction avant et après, sur le budget (rappelons que c‘est la Ville qui dépense).

Mais rien n’était possible ce soir-là. On ne pouvait rien modifier dans ce règlement qui devait nécessairement être voté avant la fin décembre pour que le projet soit mis en oeuvre comme prévu. C’est ainsi qu’on se passe de la « participation » des élus dont le point de vue aurait permis de l’améliorer.

Un enthousiasme de papier

couv-prevoir-hors-serie-sept-2018_164291Le « Prévoir » hors-série,  déposé par la municipalité du Pré dans les boîtes aux lettres de tous ses habitants, après le changement de maire, a dû laisser bien des lecteurs interloqués :
ceux qui ont assisté au Conseil Municipal où cette élection a eu lieu ;
ceux à qui ils en ont parlé ;
ceux qui ont lu le reportage qu’en a fait le Parisien ;
et à présent, ceux qui auront sous les yeux le procès-verbal du conseil municipal, mot à mot, qui – du moins on l’espère – sera prochainement en ligne sur le site de la ville.
Revenons au numéro hors-série : on y salue Gérard Cosme au moment de son départ, on y présente le nouveau maire Laurent Baron, tout cela est d’usage. Mais il était risqué de vouloir rendre compte du déroulement de la séance. Ou bien on disait la vérité : huées et interpellations pendant plusieurs interventions ; critiques directes par un des maires-adjoints de l’équipe précédente ; réplique sévère venant d’une autre élue de la majorité…pas facile, sans doute, d’expliquer franchement tout cela aux citoyens du Pré. D’où l’autre variante : raconter les approbations, les applaudissements, les sourires, brandir des photos joyeuses et oublier tout le reste.
C’est le choix que la mairie a fait.
Et ce n’est pas le bon
. Car il fait peu de cas de besoins profonds chez les citoyens, dans notre ville comme partout : un besoin de simplicité, de modestie, et de vérité.
Avec ce genre de propagande, c’est à chaque fois la vie politique, dans son ensemble, qui recule.

à suivre

Oh si ! Il y a du changement ! L’appel des élus n’est plus réalisé par le Maire ! Peut-être que le vrai changement est pour …. bientôt ? Par exemple, quand le comité de réexamen du Règlement Intérieur se sera réuni et qu’ils seront tombés d’accord sur les mots permettant aux membres du Conseil de débattre ?
Comment mettre en application ce qui est si loin de soi et que la suspicion à l’égard d’à gauche autrement l’emporte sur toutes les réponses aux questions que ses élus posent ?
Mais avant de désespérer, attendons un peu ! alors, à suivre.

un nouveau conseil ?

Les pas du nouveau maire sont bien hésitants et il a/aura encore besoin des béquilles Cosme et BartoloneA Gauche Autrement
Le fonctionnement du CM n’a pas vraiment changé…
J’ai eu plaisir à voir intervenir les élus AGA, qui n’ont pas leur langue dans leur poche, se complètent très bien, et sont les seuls à faire l’animation du CM.
Enfin j’ai été ravi d’apprendre que l’activité de « Même Pas Peur » consiste à « vendre du muguet ».