Face au confinement 2, faisons du commun

Comment lutter contre l’isolement et le chacun pour soi ? Alors qu’une nouvelle période de confinement strict démarre, il est essentiel de mettre en place des solidarités, de faire du commun.

Comment pouvons-nous aider à répondre aux besoins sanitaires et économiques et aider les ménages les plus fragilisés par cette crise ?

Ne pas attendre . S’entraider. Mettre en commun nos idées et nos intelligences. A l’image de tous ces bénévoles qui n’ont pas attendu en mars pour réaliser des masques, mettre en place des collectes alimentaires, aider les soignants, faisons du commun.

À Gauche Autrement propose

  1. D’associer le plus grand nombre de citoyens à la réflexion conduisant aux décisions au niveau de la ville

Par exemple, comme le fait la Ville de Grenoble, lançons un comité de liaison citoyen afin d’associer les Gervaisiens au processus décisionnel. Il pourrait être composé d’associations qui ont l’expertise et l’expérience d’un certain nombre des problèmes à gérer dans la période (Croix rouge, Restos du cœur par exemple), d’associations ayant de par leurs activités une bonne appréhension des besoins des plus démunis, d’associations proches et bien connues des Gervaisiens. Il devrait aussi y avoir en son sein un ou des représentants du corps enseignant, des conseils d’école, du Centre de loisirs,  du CCAS (du service d’aide à domicile, des soins infirmiers , etc.), de personnes ayant œuvré dans la ville pour les habitants, et sans doute d’autres non mentionnées. Une mobilisation générale pour faire du commun.

  1. Des mesures spécifiques dont la liste ci-dessous n’est pas du tout exhaustive 
  • Il faut veiller au versement ponctuel des 150 euros décidé par le Gouvernement avant le confinement ; même si ce ne sera pas suffisant pour permettre aux plus pauvres de vivre (on met fin aux emplois d’appoint ou aux contrats de courte durée qui permettent aux ménages précaires de compléter leurs revenus modestes).
  • Mise en œuvre immédiate du chèque alimentaire telle que l’a proposé la Convention Citoyenne pour le Climat, proposition que le chef de l’État s’était engagé à appliquer. 
  • Bien qu’on ne soit pas dans la même configuration que lors du 1er confinement car les restaurants scolaires restent ouverts, des aides pour payer les repas peuvent être apportées directement (diminution du prix du repas), mais aussi à ceux qui rentrent chez eux car le repas est trop coûteux pour ces familles.
  • Mise en place d’une plate-forme de solidarité et d’entraide
  • En lien avec cette plate-forme, recrutement de personnes dédiées à accompagner les Gervaisiens, notamment les plus vulnérables, pour rendre des services et répondre à leurs besoins du quotidien. Ce service serait en lien sans doute avec le CCAS pour aider : livraison de courses ou médicaments (sur ordonnance) à domicile, dépôt d’attestations de déplacement dérogatoires, etc
  • Une partie du budget communication/représentation de la ville ne sera sans doute pas utilisé. Ce budget non dépensé doit être reventilé et dédié spécifiquement aux conséquences du confinement.
  • Que la librairie Temps livres ne fasse pas simplement « du commander et venez chercher » mais soit ouverte ! On a vu qu’elle sait faire en respectant les règles strictes. Parce que la culture fait partie des besoins essentiels. Parce que nous ne voulons pas voir disparaître notre librairie au profit d’Amazon.
  • À vous…