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Réouverture des écoles à marche forcée. Pourquoi ajouter de l’anxiété et de l’inquiétude ?

On peut quand même légitimement s’interroger sur cette réouverture rapide des écoles décidée par le gouvernement d’Emmanuel Macron ? Le Conseil scientifique avait pourtant souhaité que les crèches et les établissements scolaires restent fermés jusqu’en septembre.
L’objectif est-il d’offrir une garderie pour que les parents retournent faire tourner l’économie ?

Si l’on ne peut que souhaiter une reprise rapide de l’école, encore faut-il que toutes les conditions sanitaires et pédagogiques soient réunies. L’école est obligatoire en France. Le gouvernement ne peut se défausser sur les communes et sur un prétendu choix individuel laissé aux familles. On sait très bien que les parents agiront malheureusement en fonction de leur emploi et non en fonction de ce qu’ils jugent bon pour la santé de  la famille ou de la scolarité de leur enfant.

Est-ce vraiment nécessaire d’ajouter de la confusion et de l’angoisse dans une situation qui est déjà anxiogène ?

La santé de nos enfants, du personnel éducatif et communal n’est-il pas le plus important ? Comment vont travailler les enseignants à l’école avec des élèves qui ne seront pas forcément les leurs ? Comment dans le même temps vont-ils pouvoir continuer à s’occuper, comme ils l’ont formidablement fait jusqu’ici, des enfants qui resteront à la maison ?

Au Pré-Saint-Gervais, le maire Laurent Baron a consulté les parents d’élèves et les directeurs d’école et a essayé avec tous les acteurs de faire au mieux dans cette situation particulièrement compliquée. Le retour dans les classes risque au final de concerner très peu d’enfants faute de locaux adaptés malgré tous les efforts déployés.

D’autres communes de Seine-Saint-Denis ont décidé de reporter le retour dans les classes à septembre. Si Laurent Baron avait consulté À Gauche Autrement, c’est un scénario parmi d’autres que nous aurions proposé d’étudier.

Dans le même temps, tous les partenaires de la communauté éducative auraient pu réfléchir à la mise en place d’un dispositif d’accueil dans les écoles, mais aussi pourquoi pas dans d’autres locaux de la ville qui eux vont rester fermés, des enfants en grande difficulté et des enfants dont les parents n’ont pas d’autres choix que de reprendre le travail.

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