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Police municipale, nouveau conservatoire, conseil participatif

Pour le citoyen lambda, un conseil municipal, c’est l’endroit où l’on discute et où l’on tranche sur les principales affaires de la ville, où l’on apprécie les choix qui ont été faits. Eh bien, ce n’est pas si évident que cela. Quelques exemples…
Depuis des années, les élus d’A Gauche autrement se heurtent à la majorité municipale sur la fonction du conseil municipal. Là où nous souhaiterions pouvoir être informés et échanger sur les principales affaires de la ville, la majorité municipale limite la fonction de ce conseil aux seuls points qui nécessitent un vote du point de vue de la loi. Et il se trouve que certaines affaires importantes de la ville ne nécessitent pas ce vote. Donc on n’en parle pas !

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Frondeurs… mais pas trop

budgetLundi soir 18 février, débat au Conseil municipal sur le Rapport d’orientation budgétaire pour 2019 – avant le vote du budget qui aura lieu quelques semaines plus tard. Au début de ce rapport, un exercice obligé : dix pages de synthèse de la situation économique, en France et dans le monde. Des constats assez généraux, qui mènent droit à cette conclusion concrète, pour la commune : va falloir « maîtriser les dépenses ». Continuer la lecture

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Vous avez dit budget participatif ?

L’approbation du règlement du budget participatif était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal au Pré-Saint-Gervais.

Qui s’opposerait à cette belle idée ? Mais qui ne poserait pas de questions en vue d’améliorer autant que possible les termes de ce « projet » de règlement ?

Mais ce règlement ne porte le nom de « projet » que pour faire croire qu’on fait de la démocratie participative. Rien en effet ne peut être modifié dans ce soi-disant « projet », compte tenu des délais (que s’est  donnés la majorité municipale ).
Vous avez dit « participatif » ? Ça commence mal.

Alors, pour quand même essayer et pour établir un compromis, les élus d’À Gauche Autrement ont questionné sur les conditions de la communication pour notamment être certains que l’appel ne resterait pas dans un cercle d’avertis, sur le périmètre du terme « municipalité » souvent utilisé dans ce projet, sur les conditions d’instruction avant et après, sur le budget (rappelons que c‘est la Ville qui dépense).

Mais rien n’était possible ce soir-là. On ne pouvait rien modifier dans ce règlement qui devait nécessairement être voté avant la fin décembre pour que le projet soit mis en oeuvre comme prévu. C’est ainsi qu’on se passe de la « participation » des élus dont le point de vue aurait permis de l’améliorer.

Un enthousiasme de papier

couv-prevoir-hors-serie-sept-2018_164291Le « Prévoir » hors-série,  déposé par la municipalité du Pré dans les boîtes aux lettres de tous ses habitants, après le changement de maire, a dû laisser bien des lecteurs interloqués :
ceux qui ont assisté au Conseil Municipal où cette élection a eu lieu ;
ceux à qui ils en ont parlé ;
ceux qui ont lu le reportage qu’en a fait le Parisien ;
et à présent, ceux qui auront sous les yeux le procès-verbal du conseil municipal, mot à mot, qui – du moins on l’espère – sera prochainement en ligne sur le site de la ville.
Revenons au numéro hors-série : on y salue Gérard Cosme au moment de son départ, on y présente le nouveau maire Laurent Baron, tout cela est d’usage. Mais il était risqué de vouloir rendre compte du déroulement de la séance. Ou bien on disait la vérité : huées et interpellations pendant plusieurs interventions ; critiques directes par un des maires-adjoints de l’équipe précédente ; réplique sévère venant d’une autre élue de la majorité…pas facile, sans doute, d’expliquer franchement tout cela aux citoyens du Pré. D’où l’autre variante : raconter les approbations, les applaudissements, les sourires, brandir des photos joyeuses et oublier tout le reste.
C’est le choix que la mairie a fait.
Et ce n’est pas le bon
. Car il fait peu de cas de besoins profonds chez les citoyens, dans notre ville comme partout : un besoin de simplicité, de modestie, et de vérité.
Avec ce genre de propagande, c’est à chaque fois la vie politique, dans son ensemble, qui recule.

à suivre

Oh si ! Il y a du changement ! L’appel des élus n’est plus réalisé par le Maire ! Peut-être que le vrai changement est pour …. bientôt ? Par exemple, quand le comité de réexamen du Règlement Intérieur se sera réuni et qu’ils seront tombés d’accord sur les mots permettant aux membres du Conseil de débattre ?
Comment mettre en application ce qui est si loin de soi et que la suspicion à l’égard d’à gauche autrement l’emporte sur toutes les réponses aux questions que ses élus posent ?
Mais avant de désespérer, attendons un peu ! alors, à suivre.

un nouveau conseil ?

Les pas du nouveau maire sont bien hésitants et il a/aura encore besoin des béquilles Cosme et BartoloneA Gauche Autrement
Le fonctionnement du CM n’a pas vraiment changé…
J’ai eu plaisir à voir intervenir les élus AGA, qui n’ont pas leur langue dans leur poche, se complètent très bien, et sont les seuls à faire l’animation du CM.
Enfin j’ai été ravi d’apprendre que l’activité de « Même Pas Peur » consiste à « vendre du muguet ».

dindon

Au théâtre ce soir

Dans notre ville, on peut régulièrement assister à des pièces de théâtre mais rarement à une farce comme celle qui s’est jouée lundi 10 septembre dans le préau de l’école Pierre Brossolette.

Sur la scène et face au public, les «patriciens» du Pré, dont l’ex-président de l’Assemblée, ex-député , ex-maire du pré, ex-ministre (mais pas ex-faiseur de politiciens gervaisiens) et auteur du scénario qui se jouait. Les oppositions, dont « à gauche autrement », étaient réparties à gauche et droite de la scène centrale.

Comme au théâtre d’antan, des spectateurs applaudissaient, d’autres faisaient la claque, dans le brouhaha propre aux salles de music-hall.

Ce désordre n’a pas empêché l’élection du nouveau maire. Comme dans les mauvaises pièces, la fin était connue de tous, à l’avance.
Pas mal de Gervaisiens sont pourtant tristes d’un tel spectacle.
Une mauvaise pièce qui risque de conforter tous ceux prêts à maudire la politique et de dégoûter ceux qui s’y intéressent encore.

Budget : coupes ici et là dans les services

budgetLors du conseil du 19 mars sur le débat d’orientation budgétaire, A gauche autrement a, à nouveau, exprimé son avis sur la construction du budget de fonctionnement. Ce budget, que la Ville pose comme maîtrisé, traduit des coupes ici et là. Ces coupes, gouttes d’eau pour certains, vont se traduire à terme par une baisse d’un service rendu, en qualité et en quantité. De pas grand chose au début, cela peut se traduire par bien moins un jour. Dans tous les cas, les plus fragiles seront les plus exposés à ces restrictions.

Un budget… sans vrai débat

Budget pré saint gervaisLe débat d’orientation budgétaire (DOB pour les spécialistes) s’est tenu lors de la séance du conseil municipal du 19 mars 2018.
De débat, il n’y a pas vraiment eu.
Si la majorité municipale fait désormais usage d’une moins grande retenue à diffuser les éléments pour comprendre la construction du budget de la Ville (et nous le reconnaissons, même si ce n’est rien que de normal), on ne peut que constater l’affadissement de cette séance.
Peut-on faire autrement ? A quoi pourrait ressembler un conseil municipal qui soit autre chose qu’une chambre d’enregistrement ? Nous y reviendrons.

Régie publique de l’eau : les engagements du maire

Pour une régie publique de l'eau
Pour une régie publique de l’eau

A l’occasion du conseil municipal du 12 février, les élus AGA ont déposé une question au maire pour connaître les étapes du chantier de mise en place d’une régie publique de l’eau.  Ils voulaient aussi savoir de quelle façon la population d’Est ensemble serait associée à l’avancée de ce projet.

Voici ses réponses.

Après avoir réaffirmé qu’il est à l’initiative des démarches faites pour sortir du Sedif, Gérard Cosme, maire du Pré-Saint-Gervais et président d’Est ensemble, rappelle que la loi affirme que ce sont les territoires qui ont cette compétence, même si les villes ont la possibilité d’adhérer au Sedif indépendamment du territoire.

Parmi les territoires concernés, ont réadhéré individuellement au Sedif :

  • La moitié des villes du territoire 12 (Orly) (qui a 4 formes différentes de distribution d’eau sur son territoire);
  • 3 villes de Plaine Commune ;
  • 1 ville d’Est ensemble (Noisy le Sec) se prépare à faire de même.

Deux études ont déjà été conduites dont la dernière par un cabinet indépendant du Sedif, pour un coût de 100.000 euros. Leurs résultats sont toujours valides (peut-être feront l’objet de mises à jour), mais ne nécessitent pas de nouvelle étude.

Ces études seront présentées au débat public avec l’aide d’un cabinet.

La difficulté est d’avancer avec les autres territoires (c’est indispensable), malgré les particularités de chacun d’eux.

Le préfet de région a confirmé sa volonté de limiter le nombre de syndicats de gestion de l’eau (plus de 300) et estime que leur pertinence doit être décidée à l’échelle du territoire métropolitain.

La ville du pré-Saint-Gervais sera associée à cette réflexion mais ne sera pas un territoire de compétences. Il adresse un « clin d’œil » compréhensif à ceux qui ont posé les affichettes du 21ème vœu, mais répète que tout ça ne se joue pas au Pré.

Pour le maire, de tels sujets doivent être traités au niveau métropolitain. Réaffirme sa volonté de faire de l’eau un bien public.

Reviendra sur le sujet fin mars.