49-3 : un aveu d’échec et un déni de démocratie

49.3-et-democratieLe 49.3 est une brutalité ! Un déni de démocratie ! » C’est ce que disait François Hollande en 2006. Le même François Hollande vient de l’utiliser deux fois en l’espace de quelques semaines.
Après avoir cherché par tous les moyens à dénigrer la mobilisation citoyenne contre la Loi Travail, le gouvernement socialiste vient de décider de bâillonner le parlement.
Utiliser le 49-3 alors que les oppositions s’expriment depuis des semaines contre le projet de loi El-Khomri est une nouvelle façon de confisquer la parole et de garder le pouvoir. Ils ne savent faire que ça parce qu’ils sont acculés mais en attendant ils nous font perdre du temps alors qu’il y a tant de choses à faire. Ils font perdre du temps à ceux qui ont les moyens d’attendre, mais ils laminent tous ceux qui n’ont rien.
N’hésitez pas à aller lire la dernière lettre d’attac .

 

 

Des visages et des mots sur la souffrance au travail

Petit rappel.
A Gauche Autrement vous invite à rencontrer la psychologue du travail et psychanalyste Lise Gaignard ce jeudi  12 mai à 20h30 à la Maison des Associations du Pré Saint Gervais. 

Lise Gaignard a publié il y a quelques semaines « Chroniques du travail aliéné » aux éditions  d’Une. Il s’agit de la retranscription d’entretiens avec des personnes qu’on avait adressées à son cabinet pour “souffrance au travail ». Des récits qui mettent des visages et des mots sur la souffrance au travail.
Lise Gaignard

Rassemblement contre la Loi travail devant la mairie du Pré Saint Gervais

À l’appel de plusieurs syndicats de salariés une centaine de personnes s’est rassemblée ce lundi soir devant la mairie du PréSaint-Gervais pour protester contre la loi travail et pour demander au député Bartolone de ne pas voter le projet de loi El Khomery.

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Des rassemblements identiques avaient lieu dans le même temps devant les permanences de tous les députés de la Seine Saint Denis à la veille du début de l’examen du projet de loi par l’Assemblée Nationale.

« Ni négociable, ni amendable, retrait du projet El Khomery » ont scandé les manifestants qui avaient amené cornes de brume, sifflets,  cuillères et casseroles pour faire du bruit.

Une délégation a été reçue par des chargés de mission de Claude Bartolone. Ces derniers ont indiqué que le député de notre circonscription ne voterait pas la loi.

Et pour cause, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, il ne participe pas au scrutin. ( il n’a pas dit ce qu’il voterait s’il pouvait participer bien sûr ). Sans commentaires. 

Les manifestants se sont quittés en se faisant la promesse de rester mobilisés contre la loi travail. A suivre donc.

On y parlera aussi de travail

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Lise Gaignard a proposé dans un livre récent des récits, brefs et parlants, de salariés qui lui ont décrit leur souffrance, et/ou les compromissions douloureuses qu’ils ont dû accepter.
à gauche autrement l’invite le 12 mai 2016 à venir débattre de 
« Chroniques du travail aliéné ».
Ce sera à partir de 20 h 30 sur la Terrasse de la Maison des Associations (3 place Anatole France au Pré-Saint-Gervais). Continuer la lecture

Nuit Debout à Pantin et aux Lilas

Depuis le 31 mars, des milliers de personnes se réunissent Place de la République à Paris, dans toute la France et aussi à l’étranger.

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Un mouvement qui a surpris tout le monde par son ampleur et par sa forme. Des assemblées de citoyens prennent possession des places des villes pour discuter et échanger librement. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public.

nuitdeboutLa mobilisation visait à l’origine à protester contre le projet de casse du Code du travail. Elle a élargi ses perspectives pour devenir un point de convergence des luttes et un lieu qui interroge la façon de faire de la politique et la place des citoyens.

La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous.

C’est ce que dit Nuit Debout. C’est ce que nous disons depuis longtemps à A Gauche Autrement.

Nuit Debout, née sur la place de la République, est en train d’essaimer dans tout le pays et dans la 93. Plus de 200 personnes l’autre soir à Saint Denis, une cinquantaine de personnes vendredi dernier aux Lilas, et le souffle ne semble pas retomber.

Nuit debout aux Lilas
Début de la nuit debout aux Lilas vendredi dernier

À Pantin, une première Nuit Debout aura lieu ce mardi 19 avril à partir de 18h Place Olympe de Gouges, Rue Hoche sous les fenêtres d’Hermès. 

Et au Pré ? Qu’en dites-vous ? Chiche ?

Pour vous informer sur la Nuit Debout:
http://www.nuitdebout.fr

Projets Busso

Depuis quelques années déjà, les Salaisons Busso, enfermées entre les rues Colette Audry, Danton, Salengro et G. Péri, ont arrêté leur activité. Le propriétaire a mis en vente ce terrain d’environ 8500 m2 et l’on apprend qu’un compromis de vente vient d’être signé. Un ensemble de promoteurs s’est porté acquéreur de ce terrain,20160413_095030

Une association de riverains s’est créée il y a peu, souhaitant être associée au projet qui s’inscrira sur l’un des derniers terrains de cette dimension de la ville.

A l’heure actuelle, nous en savons peu, si ce n’est que l’accord signé prévoit à ce jour la construction :

  • d’un ensemble de 140 logements répartis en 5 immeubles de 4 étages ;
  • et d’un vaste « stade » de hand-ball destiné à accueillir notamment des compétitions départementales (des tribunes de 200 à 400 personnes).  A priori, deux étages de cet équipement seraient enterrés, et il resterait un étage en surface.

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Culte, subventions et associations

Au menu du conseil municipal du 30 mars, il y avait, comme chaque année, le vote des subventions aux associations de la ville. Les élus d’A gauche autrement ont interrogé le maire sur les principes qui guidaient la mairie dans l’attribution des subventions qui – si l’on en juge au moins par leur titre – sont proches de tel ou tel culte religieux.
Eh bien… la réponse du maire a été assez rapide : « il s’agit d’associations culturelles, c’est à ce titre que nous leur versons une subvention ». Ajoutant : « D’ailleurs vous les connaissez bien ».
Et non, nous ne pouvons pas connaître les activités de toutes les associations du Pré ; mais le maire, lui, les connaît certainement, et d’ailleurs sa réponse le prouve. Il pouvait donc donner au Conseil municipal les indications permettant de bien repérer leur caractère culturel. C’est pour cela que nous l’interrogions.

Certes, le sujet est brûlant. Mais ce n’est pas en refusant obstinément d’aborder le sujet que les passions se calmeront. Bien au contraire.
En l’absence de toute information à ce sujet et face au refus du maire de nous informer et d’échanger, nous nous sommes abstenus sur l’attribution de subventions à ces associations.
Et nous avons voté contre le versement de la subvention à l’école Saint Joseph qui, comme toutes les écoles religieuses, est une école privée. A ce titre, elle peut bénéficier de financements privés. Mais quand il s’agit de financements publics, alors ces derniers doivent aller… aux écoles publiques.

Un atelier « Répare-Vélo »

« Ecologie au Pré » organise un atelier Répare-Vélo
Samedi 9 avril – rue Danton au Pré.

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Un Répare-Vélo ? c’est quoi ?
C’est une activité de réparation participative et gratuite comme tous les ateliers du « Repair-Café » tenus au Pré depuis septembre 2015 ; mais cette fois-ci l’atelier est dédié aux vélos. C’est l’occasion de faire rouler vos vieilles bicyclettes et de venir apprendre comment les remettre à neuf pour… les utiliser en apprenant à réparer un pneu, changer les freins, régler les vitesses, etc.
On prolonge la vie du Vélo, on diminue les déchets, on change de comportement.

Code du travail : meurtre avec préméditation

« Les économistes atterrés » développent un argumentaire sur le fond du projet de réforme du Code du travail, après une étude fouillée des faits et rien que des faits.  Anne Fretel, membre de ce réseau et membre d’à gauche autrement, a développé pour nous une partie de cet argumentaire, à l’occasion d’une de nos rencontres, le 23 mars. Nous avons retracé pour vous la soirée.

20160323_222105_resizedNos interrogations sur le projet de loi portent notamment sur les conditions de préparation : tout est fait pour un passage en force. Les argumentaires développés sont faux, développés par les élites (responsables politiques, certains chercheurs, journalistes, Medef) qui le font en connaissance de cause ; ils conduisent à un débat biaisé : un peu par paresse intellectuelle, un peu par cynisme, un peu par la recherche du lucratif, tout en affirmant que le projet est « courageux ».

 « Il y a 10 ans, une attaque a été conduite par ces économistes, ceux qui sont toujours  écoutés par les gouvernements, quels qu’ils soient. »

Nous avons déjà vécu d’autres situations biaisées dans la façon de présenter un texte : ainsi, la suppression de l’autorisation administrative de licenciement il y a 30 ans n’a rien changé à la situation ; il n’y a pas eu plus de licenciements mais par contre la légitimité de l’inspection du travail dans les entreprises a été, à partir de ce moment, atteinte de plein fouet. Autre exemple ? La réforme des retraites : le seul objectif était d’atteindre les marchés financiers et non l’équilibre du système des retraites. Amener la retraite à 62 ans était un signal fort à donner aux marchés financiers. Continuer la lecture

Deux ans après, à Grenoble, la transition politique tient le cap

Nos amis de Reporterre reviennent dans un long article sur un premier bilan de la nouvelle équipe municipale de Grenoble. Une équipe qui rassemble EELV, Parti de Gauche et des citoyens autour du nouveau maire Eric Piolle.

Grenoble (Isère), reportage

Le vent des Alpes a-t-il calmé les ardeurs ? À Grenoble, le climat politique a pris un coup de froid. Deux ans après l’élection d’Éric Piolle à la tête d’une liste de rassemblement écologiste et citoyen, l’humeur n’est pas à souffler les bougies. « On ne fanfaronne pas », reconnaît-on d’une voix unanime à l’hôtel de ville. Au cabinet du maire, on évacue la question : « Nous sommes sur une dynamique de long terme, les critères de réussite ne s’évaluent pas tous les 365 jours. »

Heureusement, à en croire Colette, boulangère dans le quartier de la gare : « J’entends plutôt les gens râler, c’est de bonne guerre. Mais hormis ces histoires de panneaux publicitaires, c’est vrai que je n’ai pas vu grand-chose de changé… » En ne renouvelant pas son contrat avec JC Decaux, Grenoble avait fait disparaître l’année dernière plus de 300 espaces publicitaires. Une mesure forte qui n’empêche pas d’autres polémiques.

Le « malaise » des policiers municipaux après la décision de les désarmer partiellement ? « Je n’ai reçu aucune demande d’audience syndicale », répond Élisa Martin, première adjointe du maire à la tranquillité publique. La grogne des commerçants à l’annonce du projet d’« autoroute à vélo », à l’automne ? Si on reconnaît une certaine maladresse à l’utilisation du terme d’« autoroute », on refuse de céder au chantage. « Les mêmes étaient déjà vent debout contre l’arrivée du tramway en centre-ville, dans les années 1980 », relativise l’entourage du maire.

Le mot « banqueroute » hante les échanges comme un fantôme 

« Piolle et son équipe déchaînent les passions », confirme Vincent Peyret, le rédacteur en chef duPostillon, journal satirique local. Et drainent les fantasmes que cristallise l’écologie auprès de certains. « Le laboratoire des Khmers verts », titrait l’hebdomadaire Valeurs actuelles il y a quelques semaines.

Mais « à part ces quelques mouvements corporatistes, il n’y a guère d’opposition très structurée »,dit Jean-Christophe, Grenoblois d’origine. Mallette en cuir et blazer élégant, il revoterait pour Éric Piolle malgré le « sentiment d’amateurisme » qu’il ressent parfois en regardant les conseils municipaux en direct sur son écran d’ordinateur : « C’est normal, ce ne sont pas des professionnels. »

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L'Autre information au Pré Saint Gervais par le collectif citoyen A Gauche Autrement