Nuit Debout à Pantin et aux Lilas

Depuis le 31 mars, des milliers de personnes se réunissent Place de la République à Paris, dans toute la France et aussi à l’étranger.

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Un mouvement qui a surpris tout le monde par son ampleur et par sa forme. Des assemblées de citoyens prennent possession des places des villes pour discuter et échanger librement. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public.

nuitdeboutLa mobilisation visait à l’origine à protester contre le projet de casse du Code du travail. Elle a élargi ses perspectives pour devenir un point de convergence des luttes et un lieu qui interroge la façon de faire de la politique et la place des citoyens.

La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous.

C’est ce que dit Nuit Debout. C’est ce que nous disons depuis longtemps à A Gauche Autrement.

Nuit Debout, née sur la place de la République, est en train d’essaimer dans tout le pays et dans la 93. Plus de 200 personnes l’autre soir à Saint Denis, une cinquantaine de personnes vendredi dernier aux Lilas, et le souffle ne semble pas retomber.

Nuit debout aux Lilas
Début de la nuit debout aux Lilas vendredi dernier

À Pantin, une première Nuit Debout aura lieu ce mardi 19 avril à partir de 18h Place Olympe de Gouges, Rue Hoche sous les fenêtres d’Hermès. 

Et au Pré ? Qu’en dites-vous ? Chiche ?

Pour vous informer sur la Nuit Debout:
http://www.nuitdebout.fr

Projets Busso

Depuis quelques années déjà, les Salaisons Busso, enfermées entre les rues Colette Audry, Danton, Salengro et G. Péri, ont arrêté leur activité. Le propriétaire a mis en vente ce terrain d’environ 8500 m2 et l’on apprend qu’un compromis de vente vient d’être signé. Un ensemble de promoteurs s’est porté acquéreur de ce terrain,20160413_095030

Une association de riverains s’est créée il y a peu, souhaitant être associée au projet qui s’inscrira sur l’un des derniers terrains de cette dimension de la ville.

A l’heure actuelle, nous en savons peu, si ce n’est que l’accord signé prévoit à ce jour la construction :

  • d’un ensemble de 140 logements répartis en 5 immeubles de 4 étages ;
  • et d’un vaste « stade » de hand-ball destiné à accueillir notamment des compétitions départementales (des tribunes de 200 à 400 personnes).  A priori, deux étages de cet équipement seraient enterrés, et il resterait un étage en surface.

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Culte, subventions et associations

Au menu du conseil municipal du 30 mars, il y avait, comme chaque année, le vote des subventions aux associations de la ville. Les élus d’A gauche autrement ont interrogé le maire sur les principes qui guidaient la mairie dans l’attribution des subventions qui – si l’on en juge au moins par leur titre – sont proches de tel ou tel culte religieux.
Eh bien… la réponse du maire a été assez rapide : « il s’agit d’associations culturelles, c’est à ce titre que nous leur versons une subvention ». Ajoutant : « D’ailleurs vous les connaissez bien ».
Et non, nous ne pouvons pas connaître les activités de toutes les associations du Pré ; mais le maire, lui, les connaît certainement, et d’ailleurs sa réponse le prouve. Il pouvait donc donner au Conseil municipal les indications permettant de bien repérer leur caractère culturel. C’est pour cela que nous l’interrogions.

Certes, le sujet est brûlant. Mais ce n’est pas en refusant obstinément d’aborder le sujet que les passions se calmeront. Bien au contraire.
En l’absence de toute information à ce sujet et face au refus du maire de nous informer et d’échanger, nous nous sommes abstenus sur l’attribution de subventions à ces associations.
Et nous avons voté contre le versement de la subvention à l’école Saint Joseph qui, comme toutes les écoles religieuses, est une école privée. A ce titre, elle peut bénéficier de financements privés. Mais quand il s’agit de financements publics, alors ces derniers doivent aller… aux écoles publiques.

Un atelier « Répare-Vélo »

« Ecologie au Pré » organise un atelier Répare-Vélo
Samedi 9 avril – rue Danton au Pré.

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Un Répare-Vélo ? c’est quoi ?
C’est une activité de réparation participative et gratuite comme tous les ateliers du « Repair-Café » tenus au Pré depuis septembre 2015 ; mais cette fois-ci l’atelier est dédié aux vélos. C’est l’occasion de faire rouler vos vieilles bicyclettes et de venir apprendre comment les remettre à neuf pour… les utiliser en apprenant à réparer un pneu, changer les freins, régler les vitesses, etc.
On prolonge la vie du Vélo, on diminue les déchets, on change de comportement.

Code du travail : meurtre avec préméditation

« Les économistes atterrés » développent un argumentaire sur le fond du projet de réforme du Code du travail, après une étude fouillée des faits et rien que des faits.  Anne Fretel, membre de ce réseau et membre d’à gauche autrement, a développé pour nous une partie de cet argumentaire, à l’occasion d’une de nos rencontres, le 23 mars. Nous avons retracé pour vous la soirée.

20160323_222105_resizedNos interrogations sur le projet de loi portent notamment sur les conditions de préparation : tout est fait pour un passage en force. Les argumentaires développés sont faux, développés par les élites (responsables politiques, certains chercheurs, journalistes, Medef) qui le font en connaissance de cause ; ils conduisent à un débat biaisé : un peu par paresse intellectuelle, un peu par cynisme, un peu par la recherche du lucratif, tout en affirmant que le projet est « courageux ».

 « Il y a 10 ans, une attaque a été conduite par ces économistes, ceux qui sont toujours  écoutés par les gouvernements, quels qu’ils soient. »

Nous avons déjà vécu d’autres situations biaisées dans la façon de présenter un texte : ainsi, la suppression de l’autorisation administrative de licenciement il y a 30 ans n’a rien changé à la situation ; il n’y a pas eu plus de licenciements mais par contre la légitimité de l’inspection du travail dans les entreprises a été, à partir de ce moment, atteinte de plein fouet. Autre exemple ? La réforme des retraites : le seul objectif était d’atteindre les marchés financiers et non l’équilibre du système des retraites. Amener la retraite à 62 ans était un signal fort à donner aux marchés financiers. Continuer la lecture

Deux ans après, à Grenoble, la transition politique tient le cap

Nos amis de Reporterre reviennent dans un long article sur un premier bilan de la nouvelle équipe municipale de Grenoble. Une équipe qui rassemble EELV, Parti de Gauche et des citoyens autour du nouveau maire Eric Piolle.

Grenoble (Isère), reportage

Le vent des Alpes a-t-il calmé les ardeurs ? À Grenoble, le climat politique a pris un coup de froid. Deux ans après l’élection d’Éric Piolle à la tête d’une liste de rassemblement écologiste et citoyen, l’humeur n’est pas à souffler les bougies. « On ne fanfaronne pas », reconnaît-on d’une voix unanime à l’hôtel de ville. Au cabinet du maire, on évacue la question : « Nous sommes sur une dynamique de long terme, les critères de réussite ne s’évaluent pas tous les 365 jours. »

Heureusement, à en croire Colette, boulangère dans le quartier de la gare : « J’entends plutôt les gens râler, c’est de bonne guerre. Mais hormis ces histoires de panneaux publicitaires, c’est vrai que je n’ai pas vu grand-chose de changé… » En ne renouvelant pas son contrat avec JC Decaux, Grenoble avait fait disparaître l’année dernière plus de 300 espaces publicitaires. Une mesure forte qui n’empêche pas d’autres polémiques.

Le « malaise » des policiers municipaux après la décision de les désarmer partiellement ? « Je n’ai reçu aucune demande d’audience syndicale », répond Élisa Martin, première adjointe du maire à la tranquillité publique. La grogne des commerçants à l’annonce du projet d’« autoroute à vélo », à l’automne ? Si on reconnaît une certaine maladresse à l’utilisation du terme d’« autoroute », on refuse de céder au chantage. « Les mêmes étaient déjà vent debout contre l’arrivée du tramway en centre-ville, dans les années 1980 », relativise l’entourage du maire.

Le mot « banqueroute » hante les échanges comme un fantôme 

« Piolle et son équipe déchaînent les passions », confirme Vincent Peyret, le rédacteur en chef duPostillon, journal satirique local. Et drainent les fantasmes que cristallise l’écologie auprès de certains. « Le laboratoire des Khmers verts », titrait l’hebdomadaire Valeurs actuelles il y a quelques semaines.

Mais « à part ces quelques mouvements corporatistes, il n’y a guère d’opposition très structurée »,dit Jean-Christophe, Grenoblois d’origine. Mallette en cuir et blazer élégant, il revoterait pour Éric Piolle malgré le « sentiment d’amateurisme » qu’il ressent parfois en regardant les conseils municipaux en direct sur son écran d’ordinateur : « C’est normal, ce ne sont pas des professionnels. »

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