Politique : plutôt que se faire la guerre, ils ont tenté l’alliance

L’excellent magazine de l’écologie Reporterre revient dans un tout récent article sur les dernières élections municipales et plus particulièrement sur les listes  rassemblant écologistes, mouvements de gauche (hors PS) et citoyens. 

Reporterre

Dans près d’une centaine de communes, Parti de gauche et EELV se sont réunis sous la même bannière. Avec quelques réussites, comme à Grenoble, et souvent de bons scores. À Palaiseau, Rennes, ou Poitiers, ces alliances inédites ont passé la barre des 15 % au premier tour, remettant ainsi en cause l’hégémonie locale du Parti socialiste.

Au-delà des résultats électoraux, ces rassemblements, portés par des militants locaux, montrent qu’une convergence politique est possible. Pour dépasser les clivages, ils ont mis en place des méthodes, imaginé des outils. Dialogue, transparence, participation… Ceux qui ont tenté l’aventure nous racontent comment ils ont fait.

La nécessité de l’alliance

Au départ, une volonté commune : proposer une alternative solide au Parti socialiste.« L’alliance, c’est la seule manière de s’imposer », dit Sylvain Coquerel. En 2008, il décide de monter une liste citoyenne à Vannes. Pour que les citoyens participent à nouveau au jeu démocratique. Ailleurs l’initiative est venue des groupes politiques locaux. Car se présenter de manière autonome et isolée constitue souvent un pari risqué, notamment pour le Parti de gauche qui se présentait pour la première fois aux municipales.

À Poitiers, l’émergence d’une liste Front National a aussi été un élément déclencheur.« On s’est dit : on ne peut pas laisser l’extrême-droite faire 12 % tranquillement ! », raconte Christiane Fraysse, à la tête d’une liste d’union EELV-Front de gauche-NPA

Mais attention, l’union ne tombe pas du ciel. Elle est souvent l’aboutissement d’un long chemin. « L’idée de faire alliance est venue assez naturellement, explique Élisa Martin (PG), aujourd’hui première adjointe à GrenobleOn militait déjà ensemble sur le terrain depuis plusieurs années, pour la défense des sans-papiers par exemple, alors au bout d’un moment on s’est dit : pourquoi ne pas aller plus loin ? »

Un socle commun

Souvent, ça commence par une rencontre en petit comité dans un bar. De longues heures de discussion, des tasses de café qui s’empilent, et finalement, un socle commun….

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