Faisons de l’urbanisme, pas de l’immobilier !

Nous l’avons écrit et nous ne renions rien : les nouveaux projets d’aménagement urbain doivent être construits avec les premiers concernés, les habitant·e·s et pas seulement à coups d’opérations de promoteurs et de communication. Les ateliers urbains, c’est bien, faire participer tout le monde et donner dès le début la règle du jeu, c’est mieux. 

Elu en mars 2020, Laurent Baron accordait, dès septembre, un nouveau permis pour construire 69 logements aux 8 et 12 rue J-B Sémanaz.

Un maire devrait mettre un tel sujet à l’ordre du jour d’un conseil municipal, et ce même s’il veut respecter le Plan Local de l’Habitat. Il n’est pas possible que soient détruits et construits des immeubles – même sur des terrains privés, avec des permis instruits par la Ville – sans que les habitants soient informés en amont par leurs élus ou par tout autre moyen ; a fortiori quand c’est un bien de la ville (au n°12)

Le maire, comme ses prédécesseurs, bétonne sans concerter … alors qu’on pourrait respecter :

  • l’écologie en laissant (par exemple) une large place à la création d’un espace vert au n°12. La déchetterie mobile serait déplacée mais accessible,
  • la citoyenneté, en écoutant et discutant les propositions des Gervaisiens, en suivant pas à pas les travaux des bureaux d’étude, 
  • et l’égalité, car le 12 rue Sémanaz qui appartient à la Ville – donc à tous les Gervaisiens – ne peut pas être vendu ; quant au terrain privé, le permis de construire doit permettre quelques logements assurant une réelle mixité sociale. Les outils existent. Il faut les utiliser.  
Le Pré dense

Pour que 2021 efface 2020…

L’heure des voeux. Pour ce qui nous concerne à À Gauche Autrement nous faisons des voeux pour que 2021 efface 2020 avec :

  • La fin de la pandémie de Covid pour revenir à une vie locale faite d’échanges, de partage et de réalisations collectives, entre Gervaisiens, d’une part, avec les associations d’autre part.
  • La mise en place d’une véritable politique de solidarité envers ceux et celles que la crise économique, sociale aura privés de leur emploi : c’est le moment ou jamais de repenser le rôle de la ville.
  • Une nouvelle élection municipale qui permette aux Gervaisiens de faire entendre leur voix sur la façon dont doit se construire notre ville.
  • La fin d’une politique de « clan » belliqueuse, de dénigrement de l’opposition, à l’image de la campagne engagée par le maire Laurent Baron, avec les moyens de communication de la municipalité. Cette fois-ci, l’objet de ses attaques est la Liste Citoyenne, dont le recours a pourtant été entendu par le tribunal administratif.
  • La possibilité pour les habitants d’intervenir dans les décisions de transformations de la ville. Le maire affiche sa satisfaction de ses réalisations et annonce des concertations, notamment pour l’aménagement de la rue Joineau désormais piétonnisée. Sauf que… cette concertation a été oubliée dans les quelques projets mis en place : cette piétonisation, mais aussi le nouveau tracé du bus 170 ou les nouveaux projets immobiliers.
  •   Une mairie qui renoncerait à céder pour un énième projet immobilier le terrain dont elle est propriétaire rue Sémanaz (actuellement dévolu à la déchetterie mobile). La majorité municipale continue à se défaire des derniers terrains de centre-ville qui pourraient être consacrés aux besoins collectifs : espaces verts, équipements publics. Cette décision, prise sans consultation, aura pour conséquence d’accentuer encore plus la sur-densification de la ville, d’augmenter les prix de l’immobilier, le rendant inaccessible à l’immense majorité des Gervaisiens.
  • La mise en place, enfin, d’une régie publique de l’eau, afin que ce bien commun soit géré de façon durable et responsable par ses utilisateurs, les habitants d’Est Ensemble.

Cette nouvelle élection municipale sera pour nous l’occasion de nous engager à nouveau pour créer les conditions d’une vraie réflexion collective avec les habitants, en matière d’aménagement de la ville, d’environnement, de santé, de solidarité, d’éducation et de sécurité, au Pré Saint-Gervais.

Les mois de mandature qui viennent de se dérouler montrent la brûlante actualité de ce projet. Une bonne année 2021, ce serait déjà d’avoir une bonne démocratie locale. C’est ce que nous vous souhaitons à toutes et tous.

Annulation du résultat des élections municipales au Pré SainT-Gervais

Le groupe À Gauche Autrement  prend note de la décision du Tribunal administratif qui vient d’annuler le résultat des élections municipales du 15 mars dernier au Pré Saint-Gervais.

Le candidat socialiste Laurent Baron avait été élu dès le premier tour avec 50,19% des suffrages. Une majorité avec seulement 7 voix d’avance.

Or chacun se souvient que des dizaines de voix, exprimées sans ambiguïté en faveur de la Liste Citoyenne, n’avaient pas été prises en compte, suite à un enchaînement de circonstances impliquant des responsabilités multiples.

Si ces voix avaient été comptabilisées, l’élection aurait donné lieu à un second tour. C’était le choix des électrices et électeurs de notre ville.

La décision du tribunal administratif de Montreuil est donc incontestablement une bonne nouvelle pour la démocratie et le respect du vote des gervaisien.nes.

L’avance nette de la liste majoritaire après le premier tour ne peut pas être une raison suffisante pour considérer qu’un second tour n’aurait eu aucune importance. Le verdict des urnes s’impose à tous.

Dans l’attente de la décision de la liste de Laurent Baron quant à un éventuel appel vis-à-vis de cette décision, nous continuerons d’agir, comme force politique d’opposition à gauche, pour les valeurs de l’Ecologie, de la Citoyenneté et de l’Egalité.

Budget 2021 de la Sécurité sociale : « Les députés ont cautionné de nouvelles économies imposées à l’hôpital public »

Nous reprenons ici une tribune libre lancée par le collectif Inter Hopitaux.

Tribune CIH –

Le 29 octobre, à la veille du reconfinement, l’Assemblée nationale a voté en première lecture le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021. Alors que le gouvernement et les députés de la majorité se félicitent de ce budget hors normes pour soutenir le système de santé, les collectifs de soignants continuent de dénoncer l’insuffisance de moyens.

Bien que des milliards d’euros aient été annoncés après le Ségur de la santé de cet été, comment comprendre que les soignants continuent de quitter l’hôpital public ? Seraient-ils, comme certains aiment le faire croire, d’éternels insatisfaits voire des ingrats malgré les efforts consentis par la nation ? Ou bien sont-ils tellement attachés à leur métier et aux valeurs du service public qu’ils partent meurtris et découragés par leurs conditions de travail ?

Tribune CIH LeMonde 6112020

Il est compliqué de comprendre qu’une augmentation des dépenses de santé de quelques milliards chaque année correspond en réalité à une économie de quelques milliards imposée au système de santé. En effet, l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam), voté chaque année pour la ville et l’hôpital dans le cadre du PLFSS depuis dix ans, ne couvre pas les besoins.

Variable d’ajustement

L’évolution tendancielle des dépenses de santé est chaque année de 4 % environ (correspondant, entre autres, à l’évolution des charges fixes, du coût des pratiques et innovations médicales). Or, l’Ondam voté depuis 2008 n’a jamais dépassé 2,4 %, ce qui est revenu à voter des économies de 1,5 à 2 % chaque année. Voilà ce qui permet aux ministres de la santé successifs de communiquer sur l’augmentation du budget… alors que ce sont des économies qui sont imposées.

L’hôpital public a été la variable d’ajustement permettant de tenir l’Ondam : entre 2008 et 2017, 10 % des établissements ont disparu, 15 % des lits ont fermé, le virage ambulatoire a fortement restructuré les hôpitaux et conduit à ce que les patients qui restent hospitalisés soient ceux pour lesquels la charge en soins est la plus lourde. Dans le même temps, la désertification médicale a amené l’hôpital à devenir le seul recours aux soins vingt- quatre heures sur vingt-quatre dans de nombreux territoires.

Ainsi, l’activité hospitalière n’a cessé de croître : doublement du nombre de passages aux urgences en dix ans, augmentation de 5 % du nombre d’hospitalisations, effets du virage ambulatoire… La productivité hospitalière a augmenté de 15 % alors que, dans le même temps, sa masse salariale n’augmentait que de 2 % et que les dépenses d’investissement chutaient de façon dramatique. Lire aussi: Coronavirus : la doctrine de la fermeture des lits à l’hôpital « est venue se fracasser sur l’épidémie .

Les conséquences de ces dix années d’austérité sont désormais bien connues : maîtrise de la masse salariale conduisant à des sous-effectifs chroniques, intensification et déshumanisation du travail poussant les soignants à quitter l’hôpital public, dégradation du pouvoir d’achat des agents hospitaliers. Quand l’évolution des salaires du privé était de +1,6 % entre 2009 et 2015, elle a été de -0,3 % pour les soignants de l’hôpital.

Une revalorisation salariale insuffisante

La pandémie de Covid-19 a fait apparaître au grand jour la fragilité de l’hôpital public. Le gouvernement a été contraint à une revalorisation salariale présentée comme sans précédent mais qui semble encore insuffisante pour les hospitaliers. Pourquoi ? Parce que les revalorisations ne sont pas encore arrivées sur les bulletins de salaire d’un grand nombre d’entre eux et qu’elles ne seront pas suffisantes pour enrayer la fuite des personnels entre deux vagues de la pandémie. Les infirmières, sous-payées, occupaient la 28e place des rémunérations dans le classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les revalorisations du Ségur, encore insuffisantes, les amèneront au 18e rang

Olivier Véran, le ministre des solidarités et de la santé, s’est félicité d’un PLFSS 2021 de « responsabilité ». Qu’en est-il en réalité pour l’hôpital public ? Indépendamment des surcoûts liés à la pandémie, près de 10 milliards supplémentaires sont nécessaires par rapport au budget voté pour 2020 (84,4 milliards) afin de couvrir les revalorisations salariales, embauches, le financement des investissements et l’augmentation des charges fixes. Or pour 2021, le PLFSS annonce un Ondam de 92,9 milliards, soit un défaut de recettes de près de 2 milliards. Ce budget ne permet donc pas de financer la totalité des mesures annoncées par le Ségur de juillet 2020 (7,5 milliards), les investissements et reprise de dette (1,6 milliard) et l’augmentation connue de 2 à 3 % des charges fixes hospitalières. Le Parlement vient donc de cautionner par son vote de nouvelles économies imposées à l’hôpital public.

« LORSQUE L’OBJECTIF PARTAGÉ PAR TOUS N’EST PLUS LA RENTABILITÉ FINANCIÈRE MAIS LA QUALITÉ ET LA SÉCURITÉ DES SOINS, L’EFFICACITÉ EST AU RENDEZ-VOUS »


L’épidémie de Covid-19 a aussi montré la grandeur du système hospitalier. En mars et avril, au plus dur de la première vague, les professionnels hospitaliers ont décrit une « parenthèse enchantée » dans le fonctionnement hospitalier : cette crise a montré que c’est bien la solidarité au sein des équipes, entre services et avec l’administration qui a permis de faire face. Lorsque l’objectif partagé par tous n’est plus la rentabilité financière mais la qualité et la sécurité des soins, l’efficacité est au rendez-vous, et le travail retrouve du sens. Le professionnalisme de chacun a été mis au service de la collectivité, c’est le sens des missions de l’hôpital public.

Il a été possible d’adapter les moyens humains et matériels (notamment en nombre de lits) aux besoins, et cela a permis en quelques jours de totalement réorganiser l’hôpital public. Malheureusement, dès l’été tout cela a disparu avec le retour à « l’anormal » : sous-effectifs, plannings variables, manque de reconnaissance, perte de sens… Les départs de soignants ont continué et nous affrontons en ce moment la deuxième vague avec moins de moyens qu’en mars. Faute de personnel, dans de nombreux hôpitaux, des lits sont fermés. Les mesures annoncées pendant le Ségur n’ont pas été à la hauteur pour améliorer les conditions de travail.

C’est en connaissance de cause que le Parlement impose de nouvelles économies à l’hôpital public. Les conséquences seront mesurées dans les semaines qui viennent car, cette fois-ci, nous ne sommes pas certains de contenir la vague.

Premiers signataires, pour le Collectif inter-hôpitaux (CIH) : Marie Citrini, représentante des usagers, coprésidente du CIH, Paris ; Nathalie De Castro, médecin, Paris ; Laurence Gembara, médecin, Clermont-Ferrand ; Anne Gervais, médecin, Paris ; Marion Malphettes, médecin, Paris ; Sophie Michallet, infirmière, Grenoble ; Florence Pinsard, cadre de santé, Pau ; Isabelle Simon, médecin, Compiègne ; Cécile Vigneau, médecin, Rennes.

Face au confinement 2, faisons du commun

Comment lutter contre l’isolement et le chacun pour soi ? Alors qu’une nouvelle période de confinement strict démarre, il est essentiel de mettre en place des solidarités, de faire du commun.

Comment pouvons-nous aider à répondre aux besoins sanitaires et économiques et aider les ménages les plus fragilisés par cette crise ?

Ne pas attendre . S’entraider. Mettre en commun nos idées et nos intelligences. A l’image de tous ces bénévoles qui n’ont pas attendu en mars pour réaliser des masques, mettre en place des collectes alimentaires, aider les soignants, faisons du commun.

À Gauche Autrement propose

  1. D’associer le plus grand nombre de citoyens à la réflexion conduisant aux décisions au niveau de la ville

Par exemple, comme le fait la Ville de Grenoble, lançons un comité de liaison citoyen afin d’associer les Gervaisiens au processus décisionnel. Il pourrait être composé d’associations qui ont l’expertise et l’expérience d’un certain nombre des problèmes à gérer dans la période (Croix rouge, Restos du cœur par exemple), d’associations ayant de par leurs activités une bonne appréhension des besoins des plus démunis, d’associations proches et bien connues des Gervaisiens. Il devrait aussi y avoir en son sein un ou des représentants du corps enseignant, des conseils d’école, du Centre de loisirs,  du CCAS (du service d’aide à domicile, des soins infirmiers , etc.), de personnes ayant œuvré dans la ville pour les habitants, et sans doute d’autres non mentionnées. Une mobilisation générale pour faire du commun.

  1. Des mesures spécifiques dont la liste ci-dessous n’est pas du tout exhaustive 
  • Il faut veiller au versement ponctuel des 150 euros décidé par le Gouvernement avant le confinement ; même si ce ne sera pas suffisant pour permettre aux plus pauvres de vivre (on met fin aux emplois d’appoint ou aux contrats de courte durée qui permettent aux ménages précaires de compléter leurs revenus modestes).
  • Mise en œuvre immédiate du chèque alimentaire telle que l’a proposé la Convention Citoyenne pour le Climat, proposition que le chef de l’État s’était engagé à appliquer. 
  • Bien qu’on ne soit pas dans la même configuration que lors du 1er confinement car les restaurants scolaires restent ouverts, des aides pour payer les repas peuvent être apportées directement (diminution du prix du repas), mais aussi à ceux qui rentrent chez eux car le repas est trop coûteux pour ces familles.
  • Mise en place d’une plate-forme de solidarité et d’entraide
  • En lien avec cette plate-forme, recrutement de personnes dédiées à accompagner les Gervaisiens, notamment les plus vulnérables, pour rendre des services et répondre à leurs besoins du quotidien. Ce service serait en lien sans doute avec le CCAS pour aider : livraison de courses ou médicaments (sur ordonnance) à domicile, dépôt d’attestations de déplacement dérogatoires, etc
  • Une partie du budget communication/représentation de la ville ne sera sans doute pas utilisé. Ce budget non dépensé doit être reventilé et dédié spécifiquement aux conséquences du confinement.
  • Que la librairie Temps livres ne fasse pas simplement « du commander et venez chercher » mais soit ouverte ! On a vu qu’elle sait faire en respectant les règles strictes. Parce que la culture fait partie des besoins essentiels. Parce que nous ne voulons pas voir disparaître notre librairie au profit d’Amazon.
  • À vous…

   

Hommage républicain à Samuel Paty au Pré-saint-gervais

À Gauche Autrement appelle tous les habitants et toutes les habitantes de la ville à participer à l’hommage républicain organisé ce mercredi 21 octobre à l’appel de toutes les forces politiques représentées au conseil municipal.

Rendez-vous à 18h00 ce mercredi 21 octobre devant le collège Jean-Jacques Rousseau.

@Crédit Photos Jean-Michel SICOT

Rassemblement hommage à samuel paty

À Gauche Autrement se joint à l’appel lancé par l’hébdomadaire Charlie Hebdo, plusieurs syndicats d’enseignants et des fédérations de parents d’élèves à un rassemblement ce dimanche 18 octobre Place de la République à Paris.

« Ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty a été assassiné devant le collège où il enseignait l’histoire et la géographie. Victime d’un attentat perpétré au nom d’une conception dévoyée de l’Islam, il était depuis plusieurs jours la cible d’une vindicte publique.

Pourquoi cette vindicte ? Parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet dans l’une de ses classes où il étudiait avec ses élèves la liberté d’expression.
Comme tout enseignant, il cherchait ainsi à préparer des jeunes à l’exercice de l’esprit critique, condition essentielle à une pleine citoyenneté.

Face à cette horreur, nous appelons les citoyennes et les citoyens, dans le respect des gestes barrières, à se rassembler ce dimanche 18 octobre à 15h sur la place de la République à Paris.

Nous nous rassemblerons pour dire des choses simples et importantes:

Que nous pensons à Samuel Paty ainsi qu’à ses proches endeuillés.
Que les enseignants doivent être soutenus dans l’exercice de leur métier.
Que nous sommes attachés à la liberté d’expression et que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes.
Que nous sommes attachés à la laïcité, qui garantit la liberté de conscience.
Que ça n’est pas par la haine que nous répondrons à la haine qui a coûté la vie à Samuel Paty mais par la promotion de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. »

La directrice d’ecole Christine Renon s’est suicidée il y a un an, une marche contre l’oubli a lieu samedi 26 Septembre

Un an jour pour jour. Cela fait un an que Christine Renon, directrice d’école à Pantin a mis fin à ses jours. Une marche contre l’oubli est organisée samedi 26 septembre.

Le drame avait bouleversé toute la communauté éducative et de nombreux citoyens à Pantin, au Pré-Saint-Gervais et dans beaucoup de villes de notre département. Le collectif Chrisine Renon appelle ce samedi à marcher ensemble contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation. À Gauche Autrement se joint à cet appel.

« Pour faire face, faisons front : marche du 26 septembre ensemble contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation !

Il y a un an, Christine Renon, enseignante à Pantin, se suicidait sur son lieu de travail. Dans une lettre accablante, elle dressait un constat dramatique de la charge qui pèse sur les épaules des directrices et directeurs d’école quand les reformes s’empilent et que les moyens s’amoindrissent. Ces contraintes entravent le sens que tous les professionnels de l’éducation donnent à leur métier » écrit le collectif Christine Renon.

« Il ne s’agit pas simplement d’une problématique de « sécurité́ publique » ou de détresse personnelle, comme cela a pu être dit. Il ne s’agit pas non plus de saupoudrer de quelques millions nos services publics. Il s’agit d’un département, la Seine-Saint-Denis, jeune, peuplé, dynamique, mais aussi le plus pauvre de France métropolitaine. En regard, un service public de l’éducation exsangue, loin d’être à la hauteur de l’enjeu, du chagrin, de l’espérance. Rappelons cette injustice folle, énoncée dans un rapport d’information parlementaire en 2018 : « Le moins bien doté des établissements parisiens est mieux doté que le plus doté des établissements de la Seine-Saint-Denis ».

Ce climat s’est encore aggravé avec la crise sanitaire que nous traversons. Nous avons entendu les discours promettant de lutter contre les inégalités à l’école, en particulier dans le 93. Depuis, rien n’est venu. Dans nos écoles, pour les équipes éducatives et pour les élèves, rien n’a changé́. La situation sociale et économique des familles s’est même dangereusement détériorée dans le département. Ici, on peut mourir dans l’indifférence. Ici, nous marcherons pour exiger d’être entendus, comme tous les citoyens du territoire et pour que les noms de Christine, Kewi et Djadje, mais aussi d’Oliver, Aboubacar, Henry, Fossary , enfants du 93 et des quartiers populaires, ne soient pas oubliés. Ici, nous réclamons une école publique sereine et émancipatrice, pour les enfants, leurs parents et leurs enseignants.« 

Financer une fOrÊt urbaine…Impossible ?

Financer des forêts urbaines, c’est possible même en Seine-Saint-Denis ! Et c’est même la majorité départementale, la même qu’à la mairie du Pré Saint-Gervais, qui le dit… Alors, impossibilité réelle ou frilosité ? Manque de moyens ou poursuite des vieilles habitudes de construction partout, tout le temps, au profit des promoteurs ?

On a lu dans Le Parisien :

« Plantation de 30 000 arbres en dix ans, forêts urbaines, développement de la biodiversité… Le conseil départemental a voté le 11 juin son plan Canopée avec un budget d’investissement de 60 M. »

« Création de deux « forêts urbaines » par an »

Le conseil départemental s’est également engagé à créer deux forêts urbaines par an, pour un budget assez coquet : un million d’euros par an. « Ce sont des petites surfaces sur lesquelles on va venir planter une grande diversité d’arbres pour créer des îlots de fraîcheur », explique le département.

« Pendant longtemps, on a pensé les espaces verts en termes de parcs, de grands aménagements. Là, on va essayer de changer notre approche en donnant de la place aux arbres au cœur des villes
», souligne Stéphane Troussel.

Extrait de la brochure d’information éditée par le département pour vanter son plan vert…

Chez nous au Pré, l’association Le Pré en Transition qui se bat depuis des mois pour l’implantation d’une forêt urbaine sur le site de Busso rappelle et à juste titre :

« Une forêt nécessite une surface minimum de 5 000 m2. L’implanter sur l’ancienne usine Busso au Pré Saint Gervais est possible C’est le dernier espace de cette taille disponible. Il n’y en aura plus d’autre. »

Ce n’est pas anodin. Le dossier Busso n’est pas une occasion, c’est la dernière chance de redonner un peu d’air à notre ville.

Faites reparer votre vÉlo et Tous en Selle !

Nos amis de l’association Écologie Pour Tous au Pré font, une fois de plus, oeuvre d’utilité publique en organisant samedi prochain un répare-vélo devant la mairie du Pré.

Votre vélo a des petits soucis ? Pas moyen (ou les moyens) d’avoir un rendez-vous chez un réparateur ? Vous ne savez pas faire vous-même ?

Les bénévoles du répaire-vélo vous attendent pour vous aider à remettre votre vélo en état gratuitement. Au passage vous pourrez apprendre à faire vous même.

Écologie au Pré vous attend à son Répare-vélo, samedi prochain, samedi 27 juin de 14h00 à 18h00 sur la place devant la mairie.

L'Autre information au Pré Saint Gervais par le collectif citoyen A Gauche Autrement